Auto On sait que certaines voitures de collection peuvent atteindre des prix astronomiques. Mais saviez-vous que nombre de propriétaires de véhicules anciens, aujourd’hui, veulent tout simplement rouler et se faire plaisir ?

Si vous êtes passionné d’automobiles, vous le savez déjà : les voitures anciennes ont plus que jamais la cote. A l’heure où l’on nous parle sans arrêt de nouvelles assistances au conducteur et, bien sûr, de voitures autonomes, les autos toutes simples (tout étant relatif) de nos pères et de nos grands-pères n’ont jamais connu autant de succès.

Les rallyes de véhicules historiques foisonnent un peu partout, en Belgique et dans l’Europe entière, les "Classic Cars" se vendent comme des petits pains… à part qu’il faut quand même un peu les moyens ! Les Youngtimers (un rien moins "vieux" que les "old", ils datent des années 80-90) sont plus abordables, mais ont, eux aussi, le vent en poupe. Au point que ces bonnes vieilles autos deviennent parfois des placements presque sûrs. Au moment où ceux en banque ne rapportent quasi plus rien, c’est plutôt bon à savoir…

Des voitures d’exception

Cela, c’est pour la théorie. Car tous les anciens du milieu vous diront qu’il ne faut pas trop se fier aux chiffres ronflants des grandes ventes aux enchères. Les sommes astronomiques déboursées par de très riches collectionneurs ne concernent que les voitures d’exception, les marques de prestige à caractère sportif, comme Ferrari, Maserati, Lamborghini ou Aston Martin, les modèles les plus sportifs et plus rares d’une marque telle les Porsche 911 RS, Jaguar XKSS, BMW 507 et Mercedes 300 SL.

Dans cette catégorie des voitures rares, on retrouve aussi les grandes marques ayant fait appel à des carrossiers de renom entre les deux guerres ou juste après, comme Delahaye, Delage, Duesenberg ou certaines Bentley. Les voitures de course sont également très prisées. Avec une Ferrari 250 TR, une Jaguar Type C ou D, une Maserati 250 F, une Porsche 904 voire une 917, ou une Aston Martin DBR, un collectionneur sportif pourra participer à des courses historiques réputées à Spa ou à Goodwood. Et puis, il y a les modèles mythiques comme les Bugatti 35 et 57, sans parler de la Ferrari GTO qui fait rêver tous les passionnés.

Et si ces voitures ont appartenu à des personnalités du monde politique, industriel, de la chanson ou du cinéma, leur cote grimpe encore du simple au triple ou au quadruple ! Voilà pour le sommet de la pyramide.

"Un jouet pour les grands"

Les initiés savent toutefois que la majorité des propriétaires de véhicules anciens ont des moyens bien plus restreints, avec en leur possession des modèles généralement de 30 000 € et même moins. Sur ces voitures-là, l’effet spéculatif est heureusement plus limité. Le but de ces amateurs est avant tout de profiter de leur voiture. En clair, de rouler dès qu’ils en ont l’occasion, dès que la météo se fait clémente, d’où, d’ailleurs, l’attrait pour bon nombre de cabriolets.

Leur intérêt n’est pas à la revente avec plus-value, la plus-value étant surtout celle de se faire plaisir au volant d’un "jouet pour les grands". Et si leur jouet ne perd pas de sa valeur, voire en gagne un peu, c’est toujours une bonne nouvelle !

Mais les anciens dont nous parlions avant ne manqueront pas de souligner qu’un ancêtre, ça se bichonne, ça s’entretient et, surtout, ça ne reste pas trop au garage (chauffé de préférence). Une automobile d’un âge certain demande des soins et implique une utilisation régulière, faute de quoi elle se déglingue rapidement, se déprécie fatalement… et impose de nouvelles dépenses ! Il faut un budget pour posséder une voiture ancienne digne de ce nom, tous les passionnés vous le confirmeront. C’est d’ailleurs aussi ce qui en fait parfois renoncer certains…


L’InterClassics Brussels, c’est ce week-end !

Si, de près ou d’un peu plus loin, vous vous intéressez aux voitures anciennes, le Salon InterClassics, qui se tient ce week-end dans les palais 1, 3, 4 et 8 du Heysel, ne vous laissera pas indifférent. Juste pour le plaisir des yeux, d’une promenade en famille (l’entrée est gratuite pour les moins de 12 ans) ou, peut-être, pour tenter de dénicher l’auto de vos rêves. Car, comme pour "l’autre" Salon de l’auto, plus populaire encore, qui se déroule chaque année à Brussels Expo, il est possible, à l’InterClassics aussi, d’acheter bon nombre de modèles exposés. Sans même parler des pièces détachées ! Et dieu sait si l’on peut en avoir besoin quand on restaure une voiture ancienne.

L’une des attractions majeures de cette 3e édition est constituée par la présence au Heysel, sous un pavillon commun, des cinq plus grands musées d’Europe en la matière, dont "notre" célèbre Autoworld bruxellois. Chacun de ces musées présente, au Palais 1 de Brussels Expo, trois de ses plus beaux joyaux : une voiture classique d’avant-guerre du pays correspondant, une voiture typique du musée et une voiture de course. En tout, ce sont plus de 400 exposants et quelque 1 000 véhicules qui sont présents sur le plateau du Heysel ce week-end, avec des animations et des concours, le tout dans une ambiance bon-enfant qui devrait plaire aux passionnés. Un rendez-vous qui permet aussi de se faire une idée assez précise de l’engouement pour ces voitures d’une autre époque, qui intéressent (presque) autant les jeunes que les moins jeunes…