Auto L’Agence automobile propose de s’occuper de la vente des voitures d’occasion. Bénéfice : des milliers d’euros supplémentaires.

Comment se séparer de sa voiture au moment d’en acheter une neuve, sans se faire gruger ? Pour bien faire, il faut se transformer en professionnel de la vente de voitures d’occasion, au risque de faire… de mauvaises rencontres. Beaucoup de particuliers font surtout confiance à leur garagiste ou au vendeur chevronné qui leur a vendu leur nouveau jouet.

Marco Smeesters a lancé pour sa part un service novateur qui s’insère entre la petite annonce déposée sur un site spécialisé et le particulier. Il ne s’agit pas ici d’un acheteur, mais plutôt d’un agent auto fonctionnant comme un agent immobilier : c’est le propriétaire qui vend le véhicule à un acheteur, ce qui rend la transaction transparente. Transparente et surtout, sécurisée : le vendeur ne donne les clés de sa voiture à l’acheteur que lorsque le prix d’achat a été payé. "C’est que les cas d’escroquerie se multiplient, et il convient de faire preuve de professionnalisme dans ce type d’opérations", explique Marco Smeesters.

Mais dès qu’un intermédiaire fournit un service, il doit être rémunéré… "C’est exact, nous demandons des frais de 9 % sur la vente. Et ceci comprend notre expertise du véhicule, l’insertion d’annonces bien documentées sur les différents sites spécialisés, la sélection de candidats acheteurs sérieux, et la finalisation de la transaction. L’intérêt pour le vendeur réside dans le niveau de prix que nous parvenons à obtenir et qui est en moyenne de 25 à 35 % supérieur au prix proposé par les garagistes."

Comment trouver des acheteurs dans ce cas ? "Nous sélectionnons bien entendu les véhicules sur une base très stricte : pas plus de 6 ans et moins de 120 000 km, sauf exceptions, et sur base d’un carnet d’entretien complet (Car Pass). Et nous offrons à l’acheteur de 1 à 2 ans de garantie sur tous les organes du véhicule, avec la possibilité pour ce dernier de faire réparer la panne dans le réseau du constructeur de la voiture. Ce dernier paie donc un peu plus cher que s’il achetait un véhicule en direct à un particulier, mais il achète au passage la tranquillité d’esprit. Lors d’une telle opération, on peut toujours craindre une panne importante comme une défaillance de la boîte de vitesse dont la réparation est assez coûteuse", explique encore Marco Smeesters.

Résultats après deux années d’existence ? "Nous avons vendu 100 % des véhicules retenus avec un délai moyen de 28 jours. La plupart du temps, le vendeur ne doit pas venir plus de 3 fois présenter son véhicule au candidat acheteur."

L’Agence Automobile créée par ce fils de concessionnaire auto qui est devenu au fil du temps une véritable encyclopédie de la voiture, dispose actuellement de deux agences, à Waterloo et Evere, mais compte s’étendre rapidement en Belgique, notamment au travers de franchises. Pour accroître le chiffre d’affaires ? "Oui, bien entendu. mais surtout parce que les vendeurs veulent un service local et ne se déplaceront pas sur de longues distances pour aller présenter leur véhicule. Ils veulent rester dans leur zone de confort. Les acheteurs, eux, peuvent se déplacer sans problème lorsqu’ils ont jeté leur dévolu sur un véhicule."

Objectif affiché par ce financier qui s’est formé en cours du soir : 75 agences à un horizon de 7 ans. Les deux agences vendent actuellement 25 voitures par mois. A découvrir sur le site www.agenceautomobile.be.