Auto Immatriculations en hausse de 7,7% et rééquilibrage Diesel-essence en 2016.

Bonne, l’année 2016 ? Excellente même, pour ce qui concerne les immatriculations de voitures neuves en Belgique. En hausse de 7,7 %, elles atteignent quasi les 540 000 unités 539 519 précisément selon les chiffres publiés par Febiac, association des constructeurs, et le SPF Mobilité et transport. Une nuance de taille : ces données, qui recensent les immatriculations et non les ventes, incluent les véhicules neufs radiés dans les 30 jours suivant leur première immatriculation. Ces derniers sont utilisés comme véhicule de démonstration, de location à court terme, voire, par certaines marques, comme gonfleurs de statistiques.

Quoi qu’il en soit, à données comparables, 2016 aura été la troisième meilleure année d’immatriculation de voitures neuves, après les années records 2011 (572 211) et 2010 (547 347).

Sur ce tableau général, des tendances se dessinent. Effet dieselgate ? Selon les statistiques disponibles, à fin novembre 2016, les motorisations Diesel chutent, pour ne plus représenter que 52 % de parts de marché, contre quasi 79 % en 2008. Descente en pente régulière depuis 2011 et la fin des primes CO2, on l’attribuera plutôt à une prise de conscience progressive : par essence, si l’on peut dire, la motorisation Diesel n’a de sens que sur trajets longs, autoroutiers de préférence.

Qui en profite ? Surtout les voitures à essence. A ce rythme-là, il est fort probable que les motorisations essence égaleront voire dépasseront les Diesel en 2017. Du côté des motorisations alternatives, l’hybride essence ou diesel électrique devient significatif : avec 15 405 immatriculations à fin novembre, il représente désormais 3 % de parts de marché, contre 1,9 % en 2015. Belle petite percée aussi du gaz naturel, qui triple ses immatriculations pour dépasser légèrement les 2 000 à fin novembre 2016. L’on n’en dira pas autant des véhicules 100 % électriques, n’atteignant pas encore les 2 000 unités sur 11 mois.

Si tant est qu’il existe, l’effet dieselgate ne se manifeste pas au niveau des constructeurs. Dieselgate ou pas, la marque VW a cartonné en Belgique. Portée notamment par la Golf, pourtant en cours de renouvellement, mais aussi par le nouveau Tiguan (voir infographie), Volkswagen bondit de 11 %, seulement dépassé d’un bon millier d’immatriculations par Renault. Même si le constructeur français risque de perdre sa couronne une fois les désimmatriculations à court terme déduites, mais, fort d’une gamme renouvelée et cohérente, croît de près de 12 %.

Il faut être en Belgique, paradis des voitures-salaires, pour trouver une marque comme BMW sur la troisième marche du podium (+8,03 %). Derrière, Mercedes-Benz fait le forcing (+15,43 %), la marque du groupe Daimler devenant numéro 1 mondial du luxe automobile. Face à ces performances, juste derrière, Audi marque le pas (+2,66 %).

© IPM

Opel devant BMW en 2017 ?

Bénéficiant du renouvellement de sa gamme comme de son image, Opel s’adjuge 13,64 % de croissance en 2016, et suit BMW de peu au classement général. A ce rythme-là, la lutte intragermanique pourrait voir la marque au blitz coiffer celle au Propeller en 2017. L’an dernier a aussi été remarquable pour Mini en éternel rajeunissement, Mazda à l’esthétique réussie et cohérente, Honda revigoré, Jaguar grâce à la XE et à une gamme toute neuve.

Du côté des déceptions, Citroën lâche plus de 10 % et, marque au passé prestigieux sacrifiée par FCA sur l’autel de la rentabilité, Lancia disparaît des écrans radar.

Réservant son lot de surprises - sinon, ce ne serait plus du jeu -, 2017 devrait s’inscrire en décroissance légère par rapport à 2016, tout en restant au-dessus des 500 000 immatriculations. Une réelle performance pour un petit pays. Quand on pense que les Français pavoisent pour avoir à nouveau dépassé les 2 millions de voitures neuves…