Batibouw 2018

LaLibre.be a posé trois questions à Bart Van Den Kieboom, CEO de la société Fisa (filiale de Deficom), spécialisée dans l’organisation de salons dont Batibouw.

1. Depuis des années, Batibouw annonce le même nombre d’exposants : un millier ou près d’un millier. Est-ce à dire qu’il n’évolue plus ?

En nombre ou en surface d’exposition, il n’y a pas de grande différence d’une édition à l’autre. Mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de renouvellement. Cette année, nous accueillons 15 % de nouveaux exposants. Et il ne s’agit pas uniquement de "petits" exposants, sur une dizaine de mètres carrés. On a vu dans le passé de grands noms partir puis revenir.

2. Cette édition 2018 est la 3e que vous supervisez pour Fisa. Quelles sont les évolutions que vous percevez ?

Les stands sont de plus en plus professionnels, et de plus grande qualité. Mais ce qui me frappe le plus, c’est que les exposants ne vivent plus sur leur île comme avant. Ils commencent réellement à proposer des solutions avec d’autres marques. Tel exposant actif dans la domotique renvoie vers tel autre spécialisé en châssis et fenêtres qui lui-même dirige le visiteur vers un collègue proposant des systèmes de ventilation… C’est très interpellant. Les fabricants proposent des produits compatibles avec pour résultat, sur le terrain, c’est-à-dire dans l’enceinte de Brussels Expo, que les palais sont connectés les uns aux autres.

3. C’est ce que les visiteurs demandent ?

On sent qu’ils s’intéressent davantage au confort qu’aux énergies, par exemple, et que leurs exigences ne sont plus seulement techniques, mais tournées vers la sécurité, l’écologie… Batibouw leur offre les réponses qu’ils demandent. Notamment en matière de connectivité. Avant, Samsung présentait ici ses cuisines et ses frigos. Maintenant ses frigos parlent à la télévision ou au chauffage. Je conçois qu’il est difficile de faire des briques connectées. Par contre, tout le reste de la maison peut l’être. Les visiteurs s’inquiètent aussi de la gestion des déchets. Tout comme nous d’ailleurs. Parce que les détruire est incivique mais également très onéreux. On essaye de stocker tout ce qui peut l’être (signalisation, "conference room"…) et de distribuer un maximum de ce que l’on ne peut garder. Comme les 27 000 m² de tapis, les déchets de bois…