Batibouw 2018

Bâtir peut être la source de bien des angoisses… En effet, qu’il s’agisse de l’architecture ou du choix des matériaux, toute décision aura des conséquences à long terme.

Nous avons rencontré de jeunes constructeurs qui nous livrent leurs meilleurs conseils.

1. La patience : dans l’enthousiasme du projet de construction, on peut manquer de vigilance. Or, c’est justement le moment de réfléchir en profondeur. « Il ne faut surtout pas signer des plans à l’emporte-pièce. En effet, on ne construit pas pour un an, mais bien souvent pour 20 ou 30 ans, voire pour toute une vie. Le temps de la réflexion s’impose ! »

2. Définir ses besoins : que l’on soit une famille, un jeune couple ou des retraités, les besoins sont différents. Dans un souci de prévoyance, de nombreux ménages optent pour une chambre et une salle d’eau au rez-de-chaussée pour pouvoir vivre de plain-pied quand leur santé ne leur permettra plus de grimper un étage.

3. Aller voir ailleurs : au plus vous visiterez de maisons, au plus il vous sera facile de définir ce que voulez vraiment. « Cela permet de piocher des idées en termes d’agencement des pièces, de volumes, de positionnement des interrupteurs… »

4. S’affirmer : de nombreux candidats-constructeurs ont tendance à se laisser influencer par leur architecte, alors que les plans ne correspondent pas vraiment à leurs désirs. Il ne faut pas perdre de vue que ni l’architecte ni le conducteur de chantier ne vivront dans votre maison. De plus, vous demeurez le client. Faites refaire les plans plusieurs fois si vous n’êtes pas satisfait. « Il ne faut rien lâcher dans ce que l’on veut obtenir ! Même si l’architecte ne partage pas le même avis : c’est vous qui vivrez dans votre maison, et non lui ! »

5. Sortir du cadre : vous construisez clé-sur-porte ? Ce n’est pas pour autant que le constructeur doit prendre en charge votre maison de A à Z. Vous pouvez en effet simplement décider de réaliser le gros œuvre, ou encore de vous charger des salles d’eau ou des revêtements de sol. « Il faut oser sortir du cadre prévu par le constructeur. Demander l’avis d’un architecte extérieur, ou prendre en charge certains postes soi-même afin de réaliser des économies. »

6. Oser poser des questions idiotes : à chacun son métier et si vous ne travaillez pas dans le monde du bâtiment, il n’y a aucune raison que vous soyez un expert en la matière. N’hésitez pas à poser toutes les questions qui vous passent par la tête. « N’ayez pas peur de déranger le conducteur de chantier en cas de doute ou d’interrogation. Il ne faut pas craindre le ridicule en posant des questions basiques. »

7. Oser se lancer : lorsqu’on annonce à son entourage que l’on va bâtir, les réflexions sont souvent décourageantes car motivées par la peur. « Pour bâtir, il faut oser se lancer ! Quand nous avons dit à nos amis que nous allions construire, nous qui sommes pensionnés, ils nous ont pris pour des fous ! Pourtant, nous n’avions aucune appréhension, et tout s’est bien passé. »

8. Bien choisir son entreprise : le mieux est de faire appel à une société qui a pignon sur rue afin d’éviter une faillite, car dans ce cas, le candidat-constructeur perd tout l’investissement consenti. N’hésitez pas à aller voir plusieurs firmes, à faire jouer la concurrence, à vous renseigner auprès d’anciens clients… « Nous conseillons de bien vérifier que la société respecte la loi Breyne et n’emploie pas trop de sous-traitants. Ne cherchez pas le moins cher, mais le plus fiable. »

9. Le suivi : il est important de vous rendre plusieurs fois par semaine, voire tous les jours, sur les lieux de la construction. En effet, même si les plans sont respectés, certaines incohérences ne sont visibles qu’en cours de chantier. « On construit et rénove pour longtemps, alors autant faire en sorte que tout soit conforme à ses souhaits les plus chers… »

La gestion du budget : il y a presque toujours des imprévus qui font grimper la facture (notamment le poste électricité, les abords de la maison que l’on oublie souvent, les frais inopinés…) La vigilance s’impose !