Batibouw 2018 Planchers, vinyles, carrelages… Les revêtements de sol gagnent en qualité et créent l’illusion.

LAMINATS, STRATIFIÉS, SOLS EN LIÈGE avec rendu pierre bleue ou vinyle à effet béton, les couloirs de Batibouw regorgent de matériaux d’imitation qui rivalisent avec les originaux. Moins chers, ils sont aussi plus faciles d’entretien. Tour d’horizon des tendances du salon.

Palais 6

Le Palais 6 accueille cette année deux secteurs friands d’imitations et dont les prouesses technologiques permettent d’approcher le niveau de qualité des matériaux authentiques : les revêtements de sols et les cheminées à gaz.

Parmi les matières qui ont le vent en poupe figure le liège dont la texture s’adapte à toutes sortes d’utilisations. "Certains clients l’ont vu chez leurs grands-parents quand ils étaient petits. Le rendu est désormais de plus en plus réel et la palette de couleurs s’est beaucoup étendue, ce qui en fait un matériau "trendy". Entre 70 et 80 % de nos clients l’utilisent pour des rénovations", explique Cathy Duwez, conseillère chez Santana. "En ce moment, ce qui marche très fort, c’est le liège à effet pierre bleue, à la fois élégant et agréable."

Dans les avantages de la texture, citons une chaleur au toucher et une surface antibactérienne et antistatique. Les prix sont similaires à ceux des carrelages de qualité.

Matériaux bruts

Pour Tim Van Nijverseel, Sales representative chez Laminaatshop, c’est le vinyle appliqué et stratifié qui a le plus la cote ces derniers temps. "On en produit actuellement du flexible comme du rigide. C’est une matière 100 % étanche. Elle séduit par sa facilité de placement, d’entretien et de nettoyage. Les contraintes de pose se sont améliorées, notamment grâce à des systèmes en clics." Les tarifs se sont démocratisés et tournent autour d’une trentaine d’euros du mètre carré.

Autre tendance forte : les frontières entre les pièces s’estompent. Certains choisissent ainsi d’équiper leur salle de bain d’imitations de parquets ou leur salon de vinyle à effet marbre. "L’aspect naturel et esthétique est un facteur décisif chez nos clients", note Judy Ros, technical sales chez Quick-Step. "Le grand avantage des sols stratifiés, c’est leur résistance à l’eau, à l’usure et aux tâches."

Chez Isoplam Belgique, c’est l’effet "béton" qui suscite le plus l’engouement. "Beaucoup de gens recherchent un cachet industriel et un effet "brut" dans les matériaux utilisés à l’intérieur", souligne Wendy Ruys, directrice. La peinture à effet "rouille" de la marque italienne fait également partie des "best-sellers", y compris dans les chambres à coucher. Elle s’applique sur tout type de surfaces et matières, y compris le plastique.

Flambée au gaz

Certaines habitudes d’antan reviennent aujourd’hui sur le devant de la scène. C’est le cas des poêles à bois, qui s’invitent dans un nombre grandissant de foyers et servent de source de chaleur principale. Plus écologiques que leurs ancêtres, ils consomment moins de bois. "Les rendements de combustion sont bien meilleurs que par le passé. On n’a plus besoin de poêles énormes. Si avant ils atteignaient les 15 kW de puissance, aujourd’hui on tourne plutôt autour de 8", affirme David Snappe, gérant de la société L’Habitat écologique, revendeur de la marque danoise Jydepejsen. "Nos clients recherchent à la fois confort et efficacité, mais aussi design." La fourchette de prix va de 2000 à 8 000 euros selon les matériaux et les modèles.

Autre star de l’espace "Walk of Flame" du salon : la cheminée au gaz avec crépitements en option. Chez Cosyflame, on cible le haut de gamme. Et Karl De Baenst, CEO de l’entreprise de partager : "Nos clients veulent du sur-mesure. On leur propose des feux fermés alimentés au gaz aussi agréables qu’une flambée de bois. C’est, en quelque sorte, un vrai feu, mais qu’on peut allumer en un clic. Même avec les flammes éteintes, la cheminée reste jolie." Un luxe qui a un prix, puisque pour s’offrir le modèle phare, il faut tout de même compter 12 000 euros.