Conjoncture

La Commission européenne examinera l'accord trouvé au sein du gouvernement fédéral pour compenser partiellement les coopérateurs d'Arco ayant perdu leurs investissements dans la débâcle de Dexia en 2011 afin de déterminer s'il est compatible avec les la législation européenne en matière d'aides publiques, a affirmé mardi la commissaire à la concurrence, Margrethe Vestager. "Nous sommes en contact avec les autorités belges et nous allons en effet discuter leur accord avec eux dans les prochaines semaines et mois", a-t-elle affirmé en marge d'une conférence de presse à Bruxelles.

L'accord trouvé par les principaux ministres fédéraux passe par la vente partielle des actifs détenus par le gouvernement dans la banque publique Belfius, pour indemniser les anciens coopérateurs d'Arco à hauteur de 40% du capital perdu lors de la débâcle de Dexia en 2011.

Le vice-Premier ministre CD&V Kris Peeters a assuré que le volet Arco de l'accord budgétaire trouvé par le gouvernement fédéral ne nécessite pas l'accord préalable de l'Europe.

"Il n'est pas question ici d'aide d'État, nous ne faisons qu'indemniser des personnes physiques, pas des personnes morales ni des sociétés", a souligné M. Peeters, pour qui l'accord "offre une sécurité aux 800.000 coopérateurs d'Arco", bras financier de l'aile flamande du Mouvement ouvrier chrétien (ACW) emporté dans la débâcle de Dexia.

"Nous informerons l'Europe de cet accord, un feu vert préalable n'est pas nécessaire", a ajouté le démocrate chrétien flamand sur les ondes de la VRT-radio.