Conjoncture

En cette période d’assemblées des actionnaires, il est une question qui revient souvent : celle de la hausse du précompte mobilier à 30 % qui ne fait pas plaisir aux actionnaires. Ceux-ci s’en plaignent aussi beaucoup auprès de leurs gestionnaires, entend-on dire.

“Ce qui est encore plus problématique, c’est que cette taxation de 30 % s’ajoute au précompte étranger. On est dans une situation de double imposition. Il y a certes moyen d’y échapper en limitant le précompte à 15 % mais au prix de formalités très lourdes. Dans les faits, les épargnants sont soumis à une double imposition qui porte le taux général à 50 %. La Belgique ne permet pas d’imputer le précompte payé à l’étranger sur le précompte belge”, souligne François Parisis, directeur à la Banque Transatlantique Belgium.

Précompte à géométrie variable

En effet, depuis le début de cette année, le précompte mobilier de base est passé de 27 % à 30 % Une mauvaise nouvelle pour les personnes qui améliorent leur ordinaire avec des revenus mobiliers. C’est particulièrement sensible pour eux actuellement, en pleine période de détachement des coupons (dématérialisés) des grosses entreprises belges cotées.

En quelques années, ce précompte mobilier a été secoué en tous sens, il est passé de 25 à 27 puis 30 %. Il a même été variable un temps en fonction de l’ampleur des revenus visés (en 2012). Et s’il est actuellement établi à 30 % pour les dividendes d’actions, il n’est pas impossible qu’il soit encore augmenté par la suite, le taux de 35 % ayant déjà été évoqué dans le cadre de la modification du taux de l’impôt des sociétés. A moins que le gouvernement réalise qu’il y a une limite à ne pas franchir.