Conjoncture

La Commission européenne a largement revu à la baisse ses prévisions de croissance pour la Grèce en 2017 et 2018, en raison de sa "faible performance économique" fin 2016 et de l'incertitude qui entoure le plan européen d'aide à Athènes. Dans ses prévisions de printemps, l'exécutif table sur une croissance de 2,1% en 2017 et de 2,5% en 2018.

Le 13 février, lors de ses précédentes prévisions, la Commission avait anticipé une croissance de 2,7% en 2017 et de 3,1% en 2018. Cette baisse s'explique par "la faible performance" enregistrée par la Grèce au quatrième trimestre 2016, dont les effets sur 2017 seront moins importants qu'attendu.

"En second lieu, le retour de la confiance des investisseurs et des consommateurs devrait être retardé" par les incertitudes qui entourent la poursuite du troisième plan de sauvetage à la Grèce.

La Grèce et ses créanciers ont convenu en juillet 2015 d'un plan d'aide de 86 milliards d'euros, étalé sur trois ans, mais le FMI a jusqu'à présent refusé d'y participer financièrement au motif que les objectifs étaient irréalistes et que la dette d'Athènes était insoutenable.

Depuis des mois, les discussions entre la Grèce et ses créanciers piétinent à ce sujet ce qui empêche le bouclage de l'examen des réformes entreprises jusqu'ici par Athènes. Or, la clôture de cet examen est nécessaire pour dégager la voie au versement d'une nouvelle tranche de crédit: une manne d'argent frais dont Athènes aura bientôt besoin puisqu'elle doit rembourser des créances de plus de sept milliards d'euros en juillet.

La dette grecque s'élève à 315 milliards d'euros, soit 179% du Produit intérieur brut (PIB) du pays, selon les chiffres de 2016, contre 177,4% en 2015.