Conjoncture

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a salué vendredi après-midi "l'accord historique" trouvé dans la nuit par les créanciers du pays, à la suite duquel la Grèce doit sortir des plans d'aide sous lesquels elle vit depuis 2010.

"Nous avons trouvé un accord historique à l'Eurogroupe d'hier sur la dette grecque", a déclaré M. Tsipras alors qu'il était reçu par le président de la République Prokopis Pavlopoulos pour lui rendre compte des résultats de la réunion, ajoutant : "Une nouvelle page est en train de s'écrire mais nous ne devons pas pour autant détruire le chemin parcouru sur les réformes et sur les efforts budgétaires".

M. Tsipras a jugé néanmoins que "cet accord est aussi une dette morale des Européens envers le peuple grec qui a souffert pendant huit ans".

"Nous aurons toujours des objectifs budgétaires à remplir mais ce sera à chaque gouvernement de décider comment remplir ses objectifs, et c'est un grand changement", a-t-il relevé.

Dans le même temps, ses services ont relevé que "la Grèce a les moyens dans les prochaines années de se concentrer, sans le cauchemar du remboursement de la dette, sur des politiques de croissance".

"Elle peut souffler au niveau budgétaire, et en même temps s'assurer la confiance des marchés et ouvrir la voie pour les quinze prochaines années aux investisseurs", poursuit le communiqué.

"Cet accord met fin à une incertitude et garantit le retour à une normalité de la Grèce en Europe (...) La Grèce sort définitivement des mémorandums et de l'austérité, cela signifie que les sacrifices n'ont pas été vains, qu'un nouveau jour se lève pour les Grecs", conclut le document.

Les ministres des Finances de la zone euro se sont entendus tôt vendredi, après plus de six heures de réunion à Luxembourg, sur les modalités de sortie de la Grèce des programmes d'aide dont elle bénéficie depuis huit ans ainsi que sur des mesures d'allègement de sa dette.