Conjoncture "Le gouverneur, c’est moi et pas lui". En s’adressant ainsi au photographe, Jan Smets a-t-il juste voulu faire un trait d’humour ? Peut-être. En tout cas, cette petite phrase confirme l’image d’un homme qui ne recherche pas la notoriété contrairement à certains de ses prédécesseurs. Un homme qui ne se prend pas au sérieux et qui sait qu’il n’est pas connu du grand public même s’il occupe un des postes clés dans l’économie belge. Jan Smets est l'Invité du samedi de LaLibre.be.

Etes-vous tout à fait rassuré sur la santé du secteur bancaire belge ?

Le secteur bancaire est en nettement meilleure santé qu’il y a dix ans. Les rendements sur fonds propres des banques belges se comparent très favorablement à ceux en vigueur dans les autres pays de la zone euro. La solvabilité et la liquidité sont aussi en nette amélioration. Et cela grâce au fait que les banques belges se sont centrées sur leur business domestique. Il y a eu une énorme réduction du bilan des banques. De 1 700 milliards avant la crise, on est revenu à environ 1 000 milliards.

Mais, il faut rester prudent. Car les banques souffrent de cet environnement de taux d’intérêt très bas. Elles n’auront plus les recettes non récurrentes provenant notamment des indemnités de remploi payées dans le cadre de la renégociation des prêts hypothécaires.

Que pensez-vous du plancher de taux pour le livret d’épargne de 0,11 % ? Faut-il, comme certaines banques le voudraient, le supprimer ?

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