Conjoncture

Depuis la fin du deuxième trimestre, on sentait que la période « d'euphorie » pour l'économie belge avait atteint un sommet. Quelques signes annonciateurs d'une décrue s'étaient fait sentir en juin – confiance des ménages et des entreprises en légère baisse, révision du PIB par la BNB au 1er trimestre, etc.- qui ont été confirmés par le Bureau du Plan au mois de juin. A cette époque, le Bureau du Plan avait révisé à la baisse la croissance du PIB belge de 1,7 à 1,6 %. Avant cela, quelques institutions financières avaient revu leurs projections pour cette année, à la baisse également. ING était passé de 2 à 1,8 % et KBC, de 1,9 à 1,6 %. Au départ de ces révisions, les mêmes constats : les cours du pétrole, notamment en raison de risques géopolitiques accrus, se sont envolés de près de 35 %, en dollars, depuis début janvier. Autre raison : la consommation privée des ménages – qui est l’un des piliers du PIB, avec les investissements – a tendance à stagner. Ensuite, la demande étrangère de produits et services belges reste sous pression, en partie en raison du risque d’escalade des divers conflits commerciaux récemment déclenchés par les Etats-Unis durant l'été.