Conjoncture

Les ministres européens de l’Agriculture, réunis en conseil lundi, ont abordé l'importante question de la Politique agricole commune (PAC) après 2020.

Les Etats membres ont plaidé auprès de la Commission européenne sur les points suivants:
  1. Le maintien d’un budget suffisant pour la PAC.
  2. Unanimement : la PAC doit être simplifiée.
  3. Les Etats veulent une plus grande liberté dans la gestion des subsides européens.
  4. Des mesures de modernisation ont été demandées par beaucoup d'Etats.
  5. Elle est vieillissante (les agriculteurs belges sont âgés en moyenne de 52 ans), et masculine : le renouvellement de la population agricole doit être assuré et la place des femmes dans l'agriculture mieux prise en compte.
  6. Il a été souligné que l’accès à la terre et au financement sont devenus des problèmes auxquels la PAC d'après 2020 doit répondre, via, par exemple, l’aide de la Banque centrale européenne.
  7. Il faut maintenir une stabilisation des revenus des agriculteurs à un niveau correct.
  8. Enfin, il faut limiter les pratiques déloyales.

Pour Willy Borsus, ministre belge de l'Agriculture (MR), " Il est capital de simplifier cette politique commune, il faut à tout prix réduire le fardeau administratif des documents à remplir par les agriculteurs". Au sujet de la stabilisation des revenus des agriculteurs, Willy Borsus estime que : "La volatilité des prix est devenue une caractéristique structurelle des marchés agricoles". "Par conséquent, je souhaite que l'Union européenne renforce sa fonction de 'régulateur des marchés', notamment en améliorant et en renforçant son arsenal actuel de mesures de marché et outils de gestion des risques. Il est essentiel de pouvoir prévenir et réagir rapidement lors de crises et de veiller à ce que chaque Etat membre collabore effectivement aux mesures de marchés à prendre."

Le ministre ajoute encore qu’il faut améliorer la position des agriculteurs au sein de la chaîne d’approvisionnement alimentaire, en créant des situations de négociation plus équilibrée entre les producteurs et les autres maillons de la chaine. "Pour ce faire, il est essentiel de rendre les organisations de producteurs plus attrayantes, notamment en prévoyant un système de soutien inspiré par celui qui existe déjà pour les fruits et légumes", dit-il.