Conjoncture

La frappe de la monnaie et les droits d'exploitation relatifs à la production de pièces de monnaie en euro au bénéfice de la Monnaie Royale de Belgique ont été attribués à la "Koninklijke Nederlandse Munt", la Monnaie royale néerlandaise, qui appartient elle-même au groupe Heylen, basé à Herentals (province d'Anvers), a annoncé lundi le SPF Finances. "La décision d'arrêter de frapper des pièces a été prise plus tôt, et faisait partie de l'accord de gouvernement. Nous avons réussi à réaliser efficacement cet exercice d'économie en très peu de temps. Cette sous-traitance représente une économie de près de 3 millions d'euros par an", se réjouit le ministre des Finances, Johan Van Overtveldt, cité dans un communiqué.

L'attribution est valable pour quatre ans et concerne la frappe des pièces en euro pour la Belgique, les droits d'exploitation pour la frappe, ainsi que la répartition et la vente des pièces commémoratives belges.

Les ateliers de la Monnaie Royale ont fermé définitivement leurs portes le 31 décembre dernier. L'institution avait frappé ses dernières pièces le 23 octobre.

Anciennement entreprise d'État, la Monnaie royale a été transformée en service administratif à comptabilité autonome depuis le 1er janvier 2018. Elle continue à assurer la commande des pièces de circulation, le graphisme, le contrôle de qualité, ainsi que la lutte contre le faux-monnayage. La représentation de la Belgique au niveau international reste également une des tâches clés, selon le SPF Finances.

Quant au groupe Heylen, il a racheté en novembre 2016 la Monnaie royale des Pays-Bas à l'État néerlandais pour 3,6 millions d'euros.