Conjoncture

La pression fiscale sur le travail était toujours la plus élevée en Belgique l'an dernier parmi les pays de l'OCDE, selon le nouveau rapport "Taxing Wages" de l'OCDE. 

La Belgique est en tête de liste depuis des années. La pression s'est toutefois adoucie par rapport à 2016. L'OCDE calcule la pression fiscale sur les revenus salariaux d'un travailleur moyen du secteur privé: combien coûte un travailleur à un employeur, ce qui revient à l'État sous forme de cotisations personnelles et patronales et l'impôt qui revient à l'État.

Depuis des années, la Belgique occupe la tête de liste des pays où la pression fiscale est la plus forte. En 2017, la pression fiscale sur un célibataire était de 53,7% contre 49,7% en Allemagne, 47,7% en Italie et 47,6% en France. L'an dernier, la pression fiscale sur le travail a baissé de 0,24%.

La pression fiscale moyenne des pays de l'OCDE est de 35,9%. Le Chili a la pression fiscale la plus faible (7%). Aux Pays-Bas, proches voisins de la Belgique, la pression fiscale sur le travail n'atteint que 37,5%.

La pression fiscale a reculé l'an dernier de 0,24% en Belgique. Dans 16 pays de l'OCDE sur 35, cette pression a aussi baissé mais la Belgique est le seul pays où tant les cotisations patronales que personnelles ont baissé. La baisse est plus forte en Belgique que la baisse moyenne enregistrée dans l'OCDE (-0,13%).

Dans certaines catégories, la pression fiscale est moindre en Belgique même si elle demeure dans le haut du tableau. Pour une famille avec deux enfants, cette pression fiscale est de 38,3% (4e pays). Cette pression fiscale a là aussi reculé. Mais pour une famille avec deux enfants et deux revenus (un dans la moyenne et l'autre 67% plus haut que la moyenne), la pression est de nouveau la plus élevée en Belgique avec une imposition de 46,2%.

Le profil le plus taxé sur son travail en Belgique est le célibataire sans enfant avec un salaire 167% plus élevé que la moyenne: 59,6%. Nulle part ailleurs dans l'OCDE, on ne retrouve un tel niveau de taxation.


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