Conjoncture

Une heure pour gagner son beefsteak à Copenhague, une journée à Jakarta: l'accès du salarié de base à la consommation de viande varie considérablement d'un point à l'autre du globe, comme le souligne une étude effectuée pour le compte de la société Caterwings. En Belgique, il faut travailler 2 heures 40 minutes, selon l'étude, pour gagner son steack quotidien. Pour établir ce baromètre, ABCD agency, l'entreprise de relations publiques qui a réalisé l'étude, s'est fondée sur le salaire minimum du pays concerné et une moyenne de prix établie à partir des tarifs d'enseignes de grandes surfaces (jusqu'à trois par pays).

En ce qui concerne le Danemark, il se positionne parmi les pays ayant le salaire minimum le plus élevé, sans pour autant avoir "une viande vraiment plus coûteuse que la moyenne mondiale", selon Caterwings, ce qui explique cet accès facile à la consommation de viande pour les Danois.

Ceux-ci sont talonnés par leurs voisins suédois, qui doivent travailler un peu moins d'une heure et demie pour gagner leur ration de viande rouge. Une heure et demie, c'est exactement le temps qu'il faut au salarié de base australien pour obtenir son steak, dans un pays qui engloutit, selon cette étude inédite, la plus grosse quantité de protéines animales.

A l'inverse, le travailleur indonésien en bas de la grille salariale doit trimer plus de 23 heures et demie pour obtenir son morceau de viande.

En ce qui concerne la France, il faut compter près de deux heures et quart à un récipiendaire du salaire minimum pour remplir son assiette, soit exactement le même laps de temps que chez le voisin allemand. En Belgique, il faut travailler 2 heures et 40 minutes pour avoir un steack. L'étude estime que le Belge consomme en moyenne 76,9 kg de viande par habitant chaque année.

Au Etats-Unis, pays d'origine du barbecue, celui qui a un bas salaire devra pour sa part travailler un peu plus de deux heures et demie pour faire de même. Ce travail de recherche s'est concentré sur les pays qui produisent et consomment le plus de protéines animales, précise Caterwings, une entreprise de restauration qui met en contact grossistes en nourriture et entreprises.

Ces données ont été obtenues en analysant les prix de la viande dans les plus grandes villes de chaque pays, représentant à chaque fois au moins 25% de la population du pays concerné.