Conjoncture

Le chiffre d'affaires des commerces est en chute libre, rapporte vendredi Le Soir sur base de données chiffrées communiquées par Comeos qui tire "la sonnette d'alarme". En un peu moins de deux ans, deux tiers des marges sur les ventes ont disparu, selon le Fédération du commerce. 

L'un des facteurs qui a pesé dans la balance: le changement de comportement des consommateurs. En 1980, les Belges consacraient par exemple 22,2% de leur pouvoir d'achat à l'alimentation, aux boissons et au tabac, un pourcentage ramené à 15,35% en 2016. 

Dans le même temps, les dépenses pour la santé, l'horeca et les communications ont grimpé de 58, 59 et 204%. "Les commerçants ne parviennent plus à capter autant de pouvoir d'achat que naguère", en déduit Comeos. Du coup l'ensemble du commerce, qui emploie plus d'un million de Belges, subit une pression sur les prix.

Confrontés à des marges sous pression, la plupart des acteurs du commerce organisé alimentent le phénomène en se livrant à une véritable guerre des prix pour rafler un maximum de parts de marché. 

C'est le cas de la grande distribution, où le gâteau ne grossit plus et où les cinq grands (Colruyt, Carrefour, Delhaize, Aldi et Lidl) se battent à coups de promotion pour grossir leur portion.

La branche du commerce qui se porte par contre bien, c'est l'horeca, selon la fédération, qui stipule qu'il bénéficie d'une croissance annuelle de plus de 3% ces dernières années.