Conjoncture Huit mille bénéficiaires d’allocations d’insertion sont arrivés en fin de droit.

Le nombre total de chômeurs complets indemnisés, demandeurs d’emploi et non-demandeurs d’emploi, a reculé de 6,7 % (ou 38 521 unités) en 2016. Il s’établit désormais à 532 381 unités, soit le chiffre le plus bas depuis 25 ans et le moment où l’Onem a commencé à informatiser ses données, selon le rapport annuel de l’Office national de l’emploi (Onem) publié jeudi. Sur les deux dernières années, la diminution a atteint 100 980 personnes, dont 37 007 personnes arrivées en fin de droit.

Tant le nombre de demandeurs d’emploi indemnisés que celui des non-demandeurs d’emploi indemnisés ont baissé en 2016. Ils ont respectivement diminué de 5,3 % - passant symboliquement sous la barre des 400 000 pour la première fois depuis 15 ans - et de 12,8 % (chômeurs plus âgés dispensés) et 8,4 % (prépensionnés dispensés).

Chômage temporaire en recul

Ces baisses s’expliquent par trois facteurs. D’une part, la Belgique a connu pour la 3e année consécutive une croissance modérée de 1,2 % en 2016, créant, selon la Banque nationale, 59 000 emplois. Il faut également tenir compte de l’effet démographique : la population active et la population en âge de travailler augmentant moins qu’auparavant tandis que les départs à la pension se font plus nombreux. Enfin, la limitation à trois ans du droit aux allocations d’insertion, mesure qui a pris ses effets en 2015, a sensiblement réduit le nombre de chômeurs indemnisés : 7 986 chômeurs qui percevaient des allocations d’insertion au cours des mois précédents sont arrivés en fin de droit en 2016.

Le recul, à un an d’écart, du chômage indemnisé en 2016 s’est élevé à 6,9 % à Bruxelles, 5,2 % en Flandre et 4,8 % en Wallonie.

Par ailleurs, 2016 a aussi été marquée par une forte baisse (-13 %) du nombre de chômeurs de moins de 25 ans et une diminution (-6,6 %) du chômage temporaire, malgré les intempéries et la menace terroriste. 

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