Conjoncture

Réunis en séance plénière - pour la dernière fois dans le chef de ceux qui quitteront l'assemblée la semaine prochaine en vertu du décret sur le cumul des mandats -, les parlementaires wallons ont approuvé, vendredi matin, le projet de budget 2019, présenté en équilibre par le gouvernement régional à la fin du mois de septembre. 

MR et cdH ont voté pour le texte, le PS, Ecolo et le PTB s'y opposant. Le débat budgétaire s'était achevé jeudi soir, renvoyant dos-à-dos majorité et opposition, cette dernière dénonçant un "budget de façade" qui ne tient que grâce à des "ficelles budgétaires", dont celle des corrections SEC qui ont bondi de 470 millions d'euros en deux ans (+60%) pour atteindre 1,254 milliard d'euros.

Par un hasard auquel l'opposition ne croit pas, ces corrections correspondent à la virgule près au solde brut à financer à l'initial 2019 (-1.254.166.000 euros). Un véritable "tour de passe-passe", de la "poudre de perlimpinpin" et un "jeu d'écriture qui échappe totalement au contrôle du parlement", avait notamment pointé Pierre-Yves Dermagne, soutenu sur ce point par le chef de groupe Ecolo au parlement wallon Stéphane Hazée.

Le ministre wallon du Budget, Jean-Luc Crucke, s'était quant à lui félicité d'un "budget historique" permettant de "garantir les investissements en Wallonie". "Nous avons pris des mesures et fait les efforts nécessaires sans nouvelle taxation", avait-il ajouté en admettant toutefois qu'en matière de dette, même si son accroissement se réduit, "il faudra aller plus vite et plus fort".