Conjoncture

Les années se suivent et se ressemblent pour le salarié belge: ce dernier reste le plus taxé parmi les travailleurs des 35 pays de l’OCDE, l’Organisation de coopération et de développement économiques. Le "tax shift", la réforme fiscale voulue par le gouvernement Michel, n’aurait, selon ses détracteurs (voir ci-contre) ainsi pas donné les effets escomptés. L’OCDE remarque toutefois que la Belgique est l’un des pays, avec l’Autriche, qui a le plus baissé sa charge fiscale sur les salariés en 2016. Voici quelques enseignements de ce rapport annuel.

1. Mieux vaut ne pas être célibataire et sans enfant en Belgique

Avec 54 % de taux effectif d’imposition, le salarié belge célibataire et sans enfant est de très loin le plus taxé parmi tous ses "collègues" des pays développés. L’Allemagne (49,4 %) et la Hongrie complètent le podium. Selon l’OCDE, le taux effectif d’imposition ou "coin fiscal" correspond, en pourcentage des coûts de main-d’œuvre, "au montant total des impôts et cotisations de sécurité sociale versés par les salariés et les employeurs, diminué des prestations familiales reçues et divisé par les coûts totaux de main-d’œuvre pour l’employeur".

Les coins fiscaux les plus faibles ont été observés en 2016 au Chili (7 %), en Nouvelle-Zélande (17,9 %) et au Mexique (20,1 %). Bien que la moyenne de la zone OCDE (36 %) ait légèrement diminué l’année dernière, le coin fiscal pour le salarié moyen a augmenté dans 20 pays de l’organisation par rapport à 2015. La Grèce est le pays où cette augmentation est la plus marquée.