Conjoncture

Les années se suivent et se ressemblent pour le salarié belge qui demeure le plus taxé parmi les 35 pays de l'OCDE, l'organisation de coopération et de développement économiques. Dans le nouveau rapport "Taxing Wages" de l'organisation, il ressort que la pression fiscale s'est toutefois légèrement adoucie dans notre pays par rapport à 2016.

L’OCDE prend ainsi le cas type d’un célibataire payé au salaire moyen dans son pays. Le taux moyen net d’imposition (impôt sur le revenu et cotisations sociales payées par le salarié, après déduction des prestations sociales perçues) dont il s’est acquitté en 2017 était ainsi de 40,5 % du salaire brut en Belgique, 39,9 % en Allemagne et 35,8 % au Danemark, contre 25,5 % pour la moyenne des pays membres. Les taux les plus faibles ont été enregistrés au Mexique (11,2 %) et au Chili (7 %).

La Belgique reste aussi en tête si l'on tient en compte les cotisations sociales versées par les employeurs. Avec un taux de 53,7%, notre pays devance l'Allemagne (49,7%) ou la France (47,6%). C'est la France qui passe par contre devant si l’on prend le cas d’un couple avec un seul salaire et deux enfants : le taux d’imposition était de 39,4 % en 2017, contre 38,3 % en Belgique et 34,5 % en Allemagne.

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