Conjoncture

Les besoins de financement de la Belgique (niveau fédéral) devraient s'élever à 33,25 milliards d'euros en 2018, un montant en baisse de 3,83 milliards d'euros par rapport aux besoins de financement de 2017, désormais estimés à 37,08 milliards, a annoncé mercredi l'Agence de la dette. Cette diminution d'une année à l'autre s'explique notamment par la baisse du déficit public.

Dans son estimation, l'Agence de la dette table sur des besoins de financement net de 4,54 milliards d'euros, sans prise en compte d'éventuelles ventes d'actifs ou de privatisations par le fédéral, auxquels s'ajoutent le refinancement de la dette (25,05 milliards) et le rachat d'obligations arrivant à maturité en 2019 ou plus tard (3,11 milliards).

Pour rencontrer les besoins de financement en 2018, l'Agence de la dette prévoit notamment l'émission d'obligations linéaires (OLO) à hauteur de 31 milliards d'euros, soit 4,55 milliards de moins qu'en 2017.

S'agissant du financement à court terme, il est également annoncé en baisse, d'un milliard d'euros. Le volume de certificats de trésorerie qui seront émis en 2018 sera comparable à celui de cette année (25,3 milliards d'euros).

L'Agence de la dette précise encore que la duration de la dette belge atteint 8,21 ans, pour un coût implicite en baisse à 2,29%.

L'année 2018 sera également marquée par l'émission, au printemps, par la Belgique d'une première obligation verte, d'un montant compris entre trois et cinq milliards d'euros, comme l'a confirmé mardi le Premier ministre, Charles Michel. La Belgique deviendra ainsi le deuxième pays de la zone euro, après la France, à émettre un "green bond". Le produit sera consacré à des projets concrets en faveur du climat et de la transition énergétique en Belgique (infrastructures, efficacité énergétique, recherche, etc.).