Conjoncture Les magasins physiques gardent encore largement la cote auprès des consommateurs belges.

Combien les Belges dépenseront durant les fêtes de fin d’année ? Comme chaque année, le cabinet d’audit et de conseil Deloitte s’est penché sur cette question au travers de son "Deloitte Christmas Survey" qui décrypte les intentions d’achat des consommateurs européens.

Un Belge plus optimiste

Il ressort de cette enquête que les ménages belges dépenseront, en moyenne, 432 euros durant ces fêtes de fin d’année en cadeaux divers, alimentation, boissons et frais de déplacement pour aller par exemple rendre visite à un membre de la famille. Un montant globalement équivalent à celui de l’an dernier (430 euros). Si le Belge fêtera donc dignement ces moments de convivialité, il y consacrera cependant 13 euros de moins que la moyenne européenne. Les plus dépensiers seront les Britanniques et les Espagnols qui débourseront respectivement, et tous frais compris, 614 euros et 632 euros.

Le Belge reste donc globalement assez prudent. "Par rapport aux trois ou quatre dernières années où le Belge se montrait plutôt pessimiste, il affiche cependant aujourd’hui un sentiment plutôt neutre, voire un petit regain d’optimisme. Il ressort aussi de notre enquête que les jeunes de moins de 35 ans et les hommes sont plus confiants sur les perspectives économiques que les femmes et les personnes âgées", explique Delphine Delahaut, directrice "Audit&Assurances" chez Deloitte.

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Le top 10 des achats des fêtes de fin d’année (lire notre infographie) reste globalement stable d’une année sur l’autre, le cash restant le cadeau préféré des Belges. "La différence de goût entre hommes et femmes apparaît clairement sur leurs listes de souhaits respectives. Les hommes préfèrent les voyages et les smartphones, alors que les femmes choisissent plutôt des produits cosmétiques et de soin, des parfums, des massages ou des séances de spa", souligne encore Deloitte.

Et les plus jeunes enfants ? Dans le top 3 de leurs attentes, on retrouve les jeux de construction, les jouets éducatifs et les livres. Les ados, eux, préfèrent de l’argent et les jeux vidéo.

Encore méfiants vis-à-vis de l’e-commerce

Son shopping, le Belge le fera encore majoritairement cette année au sein des enseignes physiques. Alors que les Britanniques et les Allemands consacrent la moitié de leur budget aux achats en ligne, l’e-commerce ne représente, en effet, que 27 % de celui des Belges. Un chiffre en progression de 2 % depuis l’an dernier. "La proximité des magasins dans notre pays explique sans doute le fait que les points de vente physiques conservent le leadership au niveau des ventes", ajoute encore Delphine Delahaut. Mais d’autres éléments entrent en ligne de compte : "Certains clients estiment encore aujourd’hui que la sécurisation des paiements et la protection des données en ligne sont mieux assurées dans des magasins physiques qu’au travers d’opérations bancaires sur des plateformes d’e-commerce. Il y a donc un élément de perception qui est important dans le chef du consommateur", ajoute encore notre interlocutrice.

Dernier enseignement de ce baromètre qui tord le cou à un cliché : si recevoir du chocolat est l’un des cadeaux préférés des Européens, ce n’est pas le cas… pour les Belges.