Conjoncture

La Commission enjoint la Belgique de réformer. Et ce serait tout bénéfice pour elle, révèle une étude du Bureau du Plan. Sir long terme, notre PIB pourrait croître de 2 milliards d'euros. Mais l'emploi, la productivité et nos finances publiques en profiteraient aussi.

Et si on libéralisait les professions réglementées, quel effet cela aurait-il sur notre économie ? Cette question, a priori un peu étonnante, le Bureau du Plan se l’est posée, et l’a même creusée de manière assez poussée. Question qui ne tombe pas du ciel, du reste. “ C’est la Commission européenne qui, indirectement, nous a donné l’idée d’investiguer l’impact d’une réforme des professions réglementées ”, explique Chantal Kegels, co-auteure de l’étude et économiste au Bureau du Plan. Dans le cadre du semestre européen, la Commission n’y va effectivement pas par le dos de la cuiller et reproche à la Belgique des “ restrictions importantes dans certains services professionnels et dans le secteur de la construction, qui limitent le jeu de la concurrence. […]. La suppression des obstacles dans le secteur des services aurait des effets bénéfiques sur la productivité en Belgique .” Vraiment ? Oui ! L’effet d’une plus grande libéralisation des professions réglementées, conclut le Bureau du Plan dans son étude, a un effet positif sur la croissance du PIB. Et pas seulement. Explications.

1. De quelles professions parle-t-on?

(...)