Conjoncture La comptabilité pays par pays a été votée par le Parlement européen mais des exceptions pourraient subsister. Véronique Leblanc Correspondante à Strasbourg

Luxleaks, Swissleaks, Panama Papers… La litanie des scandales fiscaux s’est égrenée ces dernières années entraînant à sa suite moult commissions d’enquête. Enquêter est une chose, agir en est une autre et lundi soir, en amorce de la plénière strasbourgeoise, les commissions conjointes "affaires économiques et monétaires"/"affaires juridiques" se sont pour la première fois livrées à un exercice pratique sur cette question de la transparence fiscale. Il s’agissait pour elles de voter le "reporting pays par pays" (CBCR), c’est-à-dire l’obligation pour les multinationales dont le chiffre d’affaires est supérieur à 750 millions d’euros de publier pour chaque pays dans lequel elles sont établies - y compris hors Union européenne - leurs actifs et leurs revenus imposables, le nombre de salariés et le montant de l’impôt payé.