Conjoncture

La ministre de l'Energie Marie-Christine Marghem "s'en tient à l'accord de gouvernement qui stipule que la période d'exploitation des centrales n'excédera pas 2025", répond-elle à la Fédération des Entreprises de Belgique (FEB), qui plaidait mardi dans La Libre Belgique pour que deux centrales soient conservées au-delà de l'échéance. L'Open Vld, le CD&V et le sp.a ont eux aussi fait part de leurs réserves quant à la proposition de la fédération patronale. "Fermer toutes les centrales en 2025, c'est prendre un très très grand risque", affirme l'administrateur-délégué de la FEB Pieter Timmermans. "Il n'y a aucune étude qui prouve que, si l'on ferme les centrales en 2025, le coût de l'énergie sera moins élevé et que la sécurité d'approvisionnement sera garantie. Il faudrait en conserver deux."

La ministre Marghem "prend acte" de ce point de vue, tout en indiquant qu'elle s'en tenait à l'accord de gouvernement et que, dès lors, "la période d'exploitation des centrales n'excédera pas 2025".

La sortie du patron de la FEB a suscité une réaction mitigée du ministre flamand de l'Environnement, Bart Tommelein (Open Vld). "L'avenir, c'est le renouvelable", le nucléaire n'a pas sa place dans le mix énergétique du futur, dit-il d'abord, avant de s'interroger sur la question de l'approvisionnement. "Nous devons nous assurer que celui-ci soit garanti durant la transition vers le renouvelable."

Il renvoie finalement la balle au patronat. "J'attends avec impatience les propositions des entreprises pour accompagner la transition. En Flandre, bon nombre d'entre elles ont encore de sérieux efforts à fournir."

Pour le CD&V, un report de la sortie du nucléaire "ne peut être motivé par une mauvaise préparation". "Il n'y a plus de temps à perdre. Nous devons montrer de l'ambition et conclure rapidement un pacte énergétique", a réagi la députée Leen Dierick.

Les socialistes flamands abondent dans ce sens. Pour le sp.a, un "nouveau report serait néfaste pour le développement des énergies renouvelables".