Conjoncture Les pays de l’UE devraient placer vingt-sept pays sur la liste noire et trente-huit sur la grise.

La publication d’une liste européenne des paradis fiscaux est considérée comme l’une des réponses importantes aux différents scandales fiscaux (Luxleaks, Panama Papers, Paradise Papers…) qui ont éclaté ces dernières années.

Les Etats membres de l’Union doivent dévoiler le contenu de cette fameuse liste, ce mardi. Selon certaines sources, vingt-sept pays devraient figurer sur la liste noire et trente-huit sur la liste grise.

A priori, vingt-sept pays sur la liste noire, c’est un nombre relativement important. La semaine passée, Oxfam avait estimé que 35 pays, au minimum, devaient figurer sur la liste européenne. Mais l’ONG avait inclus quatre membres de l’Union européenne : Malte, l’Irlande, le Luxembourg et les Pays-Bas. Or, on sait qu’aucun pays de l’Union ne pourra être pointé du doigt.

Il faudra également voir si les Etats membres oseront mettre des pays comme Hong Kong, Singapour ou Taiwan sur la liste.

Quelles sanctions ?

Comme l’avait annoncé le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, le processus de sélection s’est basé sur trois critères : la transparence, la taxation équitable et la mise en œuvre des standards de l’OCDE.

Une grande inconnue concerne les sanctions qui seront infligées aux pays figurant sur les listes noire et grise. Des pays comme Malte, les Pays-Bas, l’Irlande, Luxembourg, la Suède, la Finlande, la Lituanie et la Grèce seraient opposés à des sanctions fortes.

Par exemple, une mesure forte serait d’interdire aux entreprises de déduire fiscalement les paiements effectués vers les pays de la liste noire. Il y a quelques jours, Pierre Moscovici avait également évoqué un gel des financements européens pour les pays figurant sur une future liste noire.