Conjoncture

Rien qu'en décembre 2017, le service en charge des régularisations fiscales a reçu davantage de demandes, de la part de fraudeurs repentis, que sur l'ensemble de l'année 2016, peut-on lire mardi dans De Tijd et L'Echo, sur base de chiffres du ministre des Finances Johan Van Overtveldt (N-VA). 

Ce rush de fin d'année a mené à un record en la matière, poussé par la hausse, le 1er janvier dernier, du taux appliqué en cas de régularisation de capitaux prescrits (de 37 à 38%) et de celle de l'amende pour les avoirs non prescrits (de 22 à 23%). En 2017, 842 demandes de régularisation sont parvenues au service compétent, dont 391 pour le seul mois de décembre. 590 millions d'euros d'argent noir ont ainsi fait surface. En 2016, il était question de 314 dossiers sur l'année, correspondant à la déclaration de 177 millions d'euros d'argent noir.

Depuis septembre de l'an dernier, grâce au "common reporting standard" développé par l'OCDE, le fisc est au courant des capitaux détenus par des Belges dans 53 autres pays, entre autres au Luxembourg. Et ils seraient des milliers de Belges à avoir continué à cacher des milliards d'euros au Grand-Duché, dont "plus de 400 investisseurs" y détenant chacun au moins cinq millions, sur lesquels l'ISI se concentre.