Conjoncture Le Baromètre de Securex montre que les mesures du fédéral ne changent pas les mentalités.

Depuis 2013, le secrétariat social Securex réalise, tous les deux ans, un baromètre consacré à l’âge jusqu’auquel les travailleurs belges estiment "devoir" ou "pouvoir" travailler. Le gouvernement fédéral installé en 2014 a, depuis lors, décidé de relever l’âge de départ à la retraite à 67 ans. Manifestement, cette mesure n’encourage pas les travailleurs belges à vouloir travailler plus que leurs prédécesseurs.

Securex révèle, que "moins d’un Belge sur 10 (8 %) veut travailler jusqu’à 67 ans ou plus, tandis que 16 % ne s’en estiment pas capables physiquement ou mentalement. Le Belge pense qu’il devra travailler jusqu’à 65 ans alors qu’en réalité, il ne travaille que jusqu’à 61 ans", explique-t-on chez Securex.

On apprend encore que plus de 9 Belges sur 10 ne veulent pas travailler jusqu’à l’âge légal de la pension. La plupart des Belges veulent travailler jusqu’à 60 ans. "Mais tout n’est pas négatif, estime Securex, 4 % des Belges sont prêts à travailler jusqu’à 70 ans ou plus. Par rapport aux chiffres de 2013 et de 2015, le Belge ne veut toujours pas travailler plus longtemps."

Les conditions physiques du travail

Le Baromètre met en avant l’impact sur la santé physique et mentale du prolongement de la carrière. "Un travailleur sur 3 (33 %) déclare que ses habitudes de vie (alimentation, sommeil…) ne lui permettent pas de travailler jusqu’à l’âge de la pension. Pour 38 %, ce sont les conditions physiques du travail telles que le bruit, la lumière et la température qui ne le permettent pas. 46 % des travailleurs estiment que la charge mentale au travail, comme le stress, la cadence et l’intensité du travail, ne permet pas de travailler jusqu’à l’âge de la pension alors que pour 29 % d’entre eux, c’est l’équilibre travail-vie privée qui ne le permet pas." S.Ta.