Conjoncture La bombe fiscale de Donald Trump n’a pas fait bondir la Bourse.

L’indice Dow Jones de la Bourse de New York a mis un terme cette semaine au lent mouvement de repli entamé début mars, pour revenir tout près de son sommet historique. Est-ce là la conséquence de l’annonce par l’administration Trump des contours de sa réforme fiscale d’envergure avec un taux d’imposition des bénéfices des entreprises descendu à 15 % ? Pas vraiment puisque la mesure doit encore être discutée au Congrès, et surtout, elle devra s’inscrire dans un carcan budgétaire délicat à élargir. La mise en œuvre n’est pas pour tout de suite, et le monde financier en a parfaitement conscience. L’élément qui a décrispé les gestionnaires n’est donc pas à trouver aux Etats-Unis, mais bien chez nos voisins français.

Apaisements temporaires

Dès lundi, la perspective - à confirmer - d’une continuité politique en France, et du maintien du pays dans l’ensemble européen, a rassuré les opérateurs, a fait flamber les places boursières, banques en tête, et a dopé l’euro sur le front des changes. Sur la semaine, les principaux indicateurs de tendance européens ont montré une progression de 3 à 4 %, alors que l’euro a récupéré 1,7 % par rapport au dollar. Comme pour renforcer le sentiment positif des investisseurs, la Banque centrale européenne (BCE) a maintenu inchangée sa politique monétaire alors que l’inflation a atteint 1,9 % en rythme annuel le mois passé.

Des chiffres, encore

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