Conjoncture Questionné lundi, en commission de l'Agriculture, par le député Gilles Mouyard (MR) au sujet des conséquences du manque de pluie pour les agriculteurs, le ministre wallon René Collin (CDH) ne se mouille pas encore. "D'après les rapports de l'Institut royal météorologique (IRM), les quantités totales de précipitations sont anormalement faibles depuis l'automne", reconnaît le ministre. "Cependant, au niveau agronomique, vu la période de repos au niveau végétal, cette situation n'a pas à priori de conséquences sur la croissance des cultures. [...] De manière générale, il est encore trop tôt pour se prononcer sur les éventuelles pertes de rendement", poursuit-il.

Au niveau des futures coupes de foin, "d’après les services extérieurs de mon administration, la situation n’est pas idéale. Les premières coupes pourraient ne pas être bonnes, mais pour peu que les températures et les précipitations reviennent dans des normales saisonnières, la deuxième coupe compensera", précise René Collin. Ce qui laisse penser au ministre que cette situation climatique "pourrait être l’occasion de repenser le choix des espèces en prairie, en prônant des graminées plus adaptées à des conditions climatiques problématiques, dont notamment des périodes plus fréquentes avec des précipitations insuffisantes".

Les agriculteurs victimes d'un phénomène naturel exceptionnel reconnu par l'IRM (comme les averses de grêle du printemps 2016) peuvent prétendre à une indemnisation. Qu'en sera-t-il cette année ? "En cas de persistance et d’aggravation de cette sécheresse, les agriculteurs peuvent faire appel à la Commission communale de constats des dégâts pour estimer les pertes des cultures. Ensuite, la situation sera évaluée en fonction des critères de reconnaissance possible d’une calamité agricole", indique René Collin.