Conjoncture La situation n’est toutefois pas difficile pour tout le monde.

Le Belge reste un champion de l’épargne, selon l’enquête annuelle menée par le groupe ING dans 15 pays.

Ainsi, 76 % des Belges déclarent avoir de l’épargne, contre une moyenne européenne de 71 %.

Cela veut également dire qu’un Belge sur 4 n’a pas un euro devant lui…

À l’inverse, un Belge sur 4 dispose d’une épargne supérieure à son salaire net annuel, de quoi manifestement pouvoir voir venir…

Les personnes disposant d’épargne ont d’ailleurs quelques soucis.

Un épargnant sur deux se déclare inquiet de la faiblesse des taux d’intérêt. Ce chiffre est nettement supérieur à la moyenne européenne, qui est cette fois de 39 % contre 53 % en Belgique.

Quelques-uns ont toutefois décidé de prendre le taureau par les cornes. Ainsi, 45 % des Belges ont changé leur comportement en matière d’épargne au cours de l’année 2016 en raison, justement, de la faiblesse des rendements désormais proposés sur les bons vieux carnets de dépôts (de plus en plus fréquemment un rendement annuel global de 0,11 % pour des montants restant en compte pendant douze mois consécutifs).

Et, comme souvent en Belgique, les différentes régions du pays ont une approche différente face à cette problématique des taux bas.

"Une caractéristique de l’épargnant wallon est une aversion au risque plus marquée", souligne Goeffrey Minne, économiste, auteur de l’analyse du volet belge de l’International Survey. "C’est certainement cette raison qui réduit leur attirance pour les produits financiers tels que les actions, obligations ou dépôts à terme".

Les Flamands et les Bruxellois sont par contre bien plus enclins à se tourner vers d’autres opportunités de placement.

Comme le soulignait la Banque Nationale de Belgique voilà quelques jours, les personnes ayant le plus d’épargne sont à première vue les plus touchées par ces taux bas.

Dans les faits, ce n’est pas tout à fait le cas.

L’impact des taux d’intérêt bas est donc directement et facilement quantifiable pour le ménage belge.

"L’étude indique aussi que le ménage belge détient une part importante de son patrimoine en actions et en avoir immobilier. En général, ces deux types d’actifs bénéficient positivement de la pression à la baisse sur les taux d’intérêt. L’impact reste toutefois indirect et par conséquent moins visible pour le ménage belge", remarque encore Geoffroy Minne.