Conjoncture

Une enquête du service d'étude du Parti du Travail de Belgique (PTB) indique que le travailleur a perdu 300 euros en plus en pouvoir d'achat durant l'année écoulée, rien qu'en s'approvisionnant en carburant. 

Le PTB exige que le rattrapage salarial s'effectue à nouveau selon l'indice des prix à la consommation, véritable indexation salariale, et non plus, comme c'est le cas depuis 1994, selon l'indice santé lissé, dont le panier ne comprend pas les carburants (sauf le LPG), l'alcool et le tabac. Le service d'étude du parti a comparé l'évolution de l'indice des prix à la consommation et de l'indice santé lissé (égal à la valeur moyenne des indices santé des 4 derniers mois) entre octobre 2017 et octobre 2018. L'indice des prix à la consommation a connu une augmentation de 2,75% durant cette période, alors que celle-ci a été limitée à 1,92% pour l'indice santé lissé, soit une différence de 0,83%. Retirant les 0,09% de différence résultant de la part de l'alcool et du tabac, l'étude retient un écart de 0,74% pour l'essence et le diesel qui ont augmenté respectivement de 10,2 et 20,8% sur la période de calcul.

L'enquête rapporte ces données au salaire médian de 3.053 euros bruts par mois (derniers chiffres disponibles, 2016) pour conclure que la perte de pouvoir d'achat due à ce que le PTB qualifie d'"indice manipulé" atteint 303,85 euros sur un an. Pour un technicien qualifié d'une usine portuaire travaillant à pause, y compris les week-ends, touchant 4.550 euros bruts par mois, la perte due également à l'absence de transport en commun s'élève à 452,84 euros sur l'année écoulée.