Conjoncture

Wall Street a ouvert en nette baisse mercredi, souffrant de la multiplication des polémiques touchant la Maison Blanche: le Dow Jones perdait 1,03% et le Nasdaq 1,15%.

Vers 14H10 GMT, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average reculait de 215,82 points à 20.763,93 points et le Nasdaq, à dominante technologique, de 71,19 points à 6.098,68 points. L'indice élargi S&P 500 cédait 22,84 points, soit 0,95%, à 2.377,83 points.

Mardi, la Bourse de New York avait stagné, sans moteur mais résistant alors au désordre à Washington au moment où le président Donald Trump est accusé de s'être montré trop bavard avec Moscou: le Dow Jones avait perdu 0,01% et le Nasdaq avait pris 0,33%.

Mais mercredi, les indices commençaient à se montrer perméables au climat politique.

"Cette mauvaise disposition est vue comme la conséquence de la tension politique découlant d'un article du New York Times indiquant que le président Trump a dit en février à (l'ancien) directeur du FBI Comey qu'il espérait que le FBI abandonnerait l'enquête sur l'ancien conseiller national à la sécurité Michael Flynn", a mis en avant Patrick O'Hare de Briefing dans une note.

Cette nouvelle révélation autour du limogeage du directeur du FBI par Donald Trump a érodé l'image de ce dernier aux yeux des investisseurs et a fait douter de sa capacité d'action.

"Les troubles politiques exacerbés provoquent une flambée des inquiétudes sur le calendrier et la possibilité d'une mise en oeuvre des politiques promises par le président Trump", ont détaillé les courtiers de Charles Schwab dans une note.

La promesse d'une réforme fiscale avait largement contribué au bond de la Bourse de New York à la suite de l'élection de Donald Trump début novembre.

La séance du jour était par ailleurs dépourvue d'indicateur américain notable, les stocks hebdomadaires de pétrole aux Etats-Unis mis à part.

- Target grimpe -

Le deuxième constructeur américain en termes de ventes, Ford (-0,92% à 10,84 dollars), ne profitait pas de la confirmation de réductions d'effectifs de l'ordre de 1.400 emplois en Amérique du nord et en Asie pour diminuer ses coûts et améliorer sa rentabilité.

La Commission européenne a ouvert mercredi une procédure d'infraction à l'encontre de l'Italie pour violation des règles en matière d'homologation, lui reprochant de ne pas s'être suffisamment assurée de la conformité de modèles de la marque Fiat Chrysler (FCA) qui perdait 0,64% à 10,86 dollars sur sa cotation new-yorkaise.

Dans la grande distribution Target prenait 3,58% à 56,48 dollars après avoir annoncé un bénéfice et un chiffre d'affaires supérieurs aux attentes.

En revanche la chaîne de magasins de vêtements Urban Outfitters a fait moins bien que prévu sur les deux tableaux et cédait 2,54% à 19,94 dollars.

Le marché obligataire avançait nettement, le rendement des bons du Trésor à 10 ans baissant à 2,251% mercredi contre 2,323% mardi soir, et celui des bons à 30 ans à 2,934% contre 2,992%.