Conjoncture

L'administration Trump a déploré mercredi l'absence de réformes chinoises en matière de politique commerciale et a menacé de taxer les voitures en provenance du géant asiatique. 

"A l'heure actuelle, la Chine n'est pas venue à la table (de négociations) avec des propositions destinées à réformer significativement" ses pratiques commerciales, a constaté le représentant au Commerce Robert Lighthizer dans un communiqué.

Il a en outre dénoncé les taxes douanières chinoises de 40% imposées aux voitures américaines. "C'est plus que le taux de 15% que la Chine impose à ses autres partenaires commerciaux (...). Conformément à une demande du président (Donald Trump), je vais examiner tous les outils à disposition pour égaliser les tarifs douaniers imposés à l'automobile", a-t-il annoncé.

Les importations de voitures chinoises représentent toutefois une partie marginale des importations totales de voitures aux Etats-Unis.

Robert Lighthizer a rappelé que le président américain ne cesse de dénoncer la politique commerciale de Pékin "qui porte un grave préjudice aux entreprises et travailleurs américains".

Ces commentaires interviennent alors que Donald Trump doit rencontrer son homologue chinois Xi Jinping au sommet du G20 à Buenos Aires en fin de semaine, où ils s'entretiendront sur le commerce.

Avec la Chine, "le président estime qu'il y a une bonne chance de conclure un accord et il est ouvert à cette possibilité", avait affirmé mardi Larry Kudlow, principal conseiller du président américain.

Il avait toutefois souligné qu'un tel accord était toujours soumis à certaines conditions: la protection de la propriété intellectuelle, la levée des barrières tarifaires et non tarifaires ou encore le transfert forcé de technologie d'entreprises étrangères installées en Chine.