Digital La connexion Wi-Fi omniprésente dans nos foyers peut parfois se tirer la langue, et se traîner en vitesse. Bonne nouvelle : dans pas mal de cas, vous pouvez agir ! Guide en 5 points.

1. Changez de bande

Un signal Wi-Fi est toujours émis sur une bande minimum : celle des 2,4 Ghz. Si votre modem-routeur est récent, il est aussi capable d’émettre sur la bande des 5 Ghz. Elle est sans doute à privilégier si l’appareil qui reçoit le signal est compatible : la bande des 2,4 Ghz est régulièrement bouchée ! Et pour cause, les babyphones et autres appareils Bluetooth l’utilisent aussi, sans compter les signaux Wi-Fi des voisins…

Néanmoins, la bande des 5 Ghz n’est pas toujours la panacée : si elle est théoriquement capable de transmettre les données à un débit plus important que la bande des 2,4 Ghz, elle est, en revanche, moins efficace lorsque l’appareil récepteur se trouve loin du modem routeur. La raison principale en est que les signaux de fréquence plus élevée ne peuvent pas pénétrer aussi efficacement les objets solides tels que les murs et les sols, comme le font les signaux de fréquence plus basse. En gros : du 2,4 Ghz lorsque vous êtes loin du modem, du 5 lorsque vous en êtes proche !

2. Changez le canal

Un réseau Wi-Fi, on l’a vu plus haut, est donc émis sur la bande des 2,4 ou 5 Ghz. Mais ce n’est pas si simple. Le signal émis l’est en fait sur une partie seulement du spectre, qui est subdivisé en 13 canaux de fréquences. Bémol : par défaut, les modems-routeurs fournis par nos fournisseurs d’accès émettent pratiquement tous sur le même canal… Conséquence directe, si vous habitez dans une zone densément peuplée : un canal obstrué, et une connexion qui tire la langue. La solution ? Changer de canal ! Ceci peut se faire manuellement, via la page d’administration de votre modem routeur : vous pouvez la joindre en entrant l’adresse IP de votre modem dans la barre d’adresse de votre navigateur Internet, depuis un appareil connecté au réseau domestique, comme un PC, une tablette ou un smartphone. Cette adresse IP est, souvent, 192.168.1.1. Il faudra ensuite vous identifier avec les codes qui sont, très souvent, mentionnés sur l’étiquette de votre modem.

Il existe aussi des applications qui permettent de scanner le canal le plus efficace à joindre, et d’effectuer le changement de manière automatisée (Proximus Home Optimizer, par exemple).

3. Réfléchissez au placement de votre modem-routeur

Ok, le clignotement de ses diodes peut rendre dingue, et les designers des Box fournies par nos opérateurs ne sont pas toujours inspirés. Mais soyons clairs : le placement du modem-routeur est un point crucial pour disposer d’une bonne connexion. Loin des murs, du micro-ondes et d’autres appareils électriques, plutôt en hauteur, pas derrière un meuble : voilà quelques règles essentielles, à ajuster en fonction de vos possibilités sur le terrain. La niche en béton, dans le garage ou la cave, est évidemment à proscrire…

4. Pensez aux répéteurs

Si votre maison est grande, et dispose de plusieurs étages, il peut être judicieux de passer par un répéteur Wi-Fi. Ces appareils, généralement peu onéreux, peuvent étendre considérablement la portée de votre réseau en amplifiant le signal perçu pour les pièces naturellement moins bien exposées.

5. Envisagez les CPL

CPL, pour courant porteur de ligne. Le principe ? Transmettre le signal Internet en utilisant l’infrastructure électrique de votre bien. Pour le dire encore plus simplement : faire sortir Internet de la prise ! Très utile pour les postes où vous aurez besoin d’un débit élevé (streaming vidéo HD, par exemple), d’autant plus que certains blocs CPL permettent de transbahuter des débits théoriques maximums de l’ordre du Gigabit… Cela ne vaudra jamais une connexion câblée Ethernet, mais c’est plus efficace qu’un Wi-Fi fatigué !