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La cyberattaque lancée vendredi soir a fait 200.000 victimes dans plus de 150 pays. On ignore toujours d'où proviennent les hackers. Peu de victimes auraient accepté de payer la rançon.

En Belgique, cela fait quelques années déjà que des particuliers, des entreprises de toutes tailles et de tous secteurs, ainsi que des services publics font l’objet d’attaques informatiques et notamment de tentatives d’extorsion (le "ransomware") consistant à inoculer un programme malveillant, qui restreint l’accès au système d’exploitation de l’ordinateur qu’il infecte. L’auteur de l’attaque exige généralement le paiement d’une rançon pour que la restriction soit retirée.

Nouvelles mesures

A la suite de l’attaque lancée à la veille du week-end à l’échelle planétaire, le gouvernement fédéral a pris, dimanche, six mesures pour renforcer la cybersécurité, a indiqué le ministre de l’Agenda numérique, Alexander De Croo (Open VLD), à l’issue du conseil des ministres extraordinaire sécurité-justice (voir pages 4 et 5).

Il a rappelé que la Belgique est dotée, depuis 2014, d’un Centre pour la cybersécurité (CCB), épaulé par une équipe fédérale de cybersécurité, CERT.be. A l’avenir, les services de CERT.be seront équipés d’un centre d’appel ouvert 24h/24. Toute entreprise pourra y faire appel en cas de cyberattaque.