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L’annonce du lancement d’un nouveau produit par Apple, l’enceinte intelligente HomePod, n’a pas suscité un enthousiasme débordant à Wall Street. La société à la pomme a même perdu quelques fractions… après avoir gagné plus de 50 % en l’espace d’un an, il est vrai ! A peine dix ans après le lancement de l’iPhone, Apple est devenue la première capitalisation boursière au monde : 802 milliards de dollars. Un niveau qui n’a jamais été atteint par aucune entreprise à Wall Street ou ailleurs dans le monde. Certains analystes commencent cependant à craindre la fin d’une période de croissance quasi ininterrompue. En cause, l’absence de renouvellement très spectaculaire dans la gamme des produits et surtout, le fait que les derniers produits lancés ne sont plus réellement des innovations dans le sens où d’autres ont déjà mis sur le marché des produits similaires. A cela s’ajoute aussi le risque de voir le marché de l’iPhone arriver à saturation. Tout cela devrait justifier une moindre croissance à venir.

Une trésor de 250 milliards

Toutefois, même avec un cours de bourse qui représente près de dix-huit fois le bénéfice attendu pour 2017, Apple continue à disposer d’arguments forts. A commencer par une trésorerie de plus de 250 milliards de dollars dont aucune autre entreprise au monde ne peut se vanter. Une manne qui lui permet de jouer tantôt sur les rachats d’actions propres, tantôt sur la distribution de dividendes pour fidéliser ses actionnaires et attirer ceux qui ne sont pas insensibles au rendement. L’idéal serait qu’Apple puisse valoriser ce trésor qui pour l’essentiel est à l’étranger et risque d’être soumis à un impôt américain de 35 % en cas de rapatriement. Mais cela fait partie des négociations en cours avec l’administration Trump. Enfin, reste la communauté des fidèles clients des services et autres applications que propose la firme de Cupertino. Un poste dont la part augmente régulièrement dans la construction du bénéfice d’Apple.