Digital La jeune société belge a doublé son volume d’affaires en un an et n’en finit plus de croître.

Il y a un an de cela, Edebex, une jeune entreprise bruxelloise spécialisée dans l’aide à la gestion de trésorerie des entreprises, était encore une start-up. Aujourd’hui, grâce au succès de son modèle, elle est entrée dans le monde des "scale-up". Comprenez, la cour des grands. Avec ses 40 collaborateurs, Edebex gère une plateforme qui permet aux entreprises qui ont des liquidités excédentaires, d’acheter des factures à des entreprises qui manquent de liquidités et n’ont pas le temps d’attendre que ces factures soient payées. Ces opérations sont évidemment compensées par la perception d’un pourcentage permettant aux prêteurs et à la plateforme de se rémunérer. En 2016, Edebex avait lancé son offre sur le marché français, et elle vient de faire de même aux Pays-Bas, après l’avoir étendue également au Luxembourg. La société réalise désormais 60 % de son chiffre d’affaires chez nos voisins français et 10 % au Luxembourg.

Le volume d’affaires cumulé (depuis le lancement en septembre 2014) qui avait atteint 60 millions d’euros l’an passé a pour sa part doublé en un an et s’établit dès lors à 125 millions d’euros. Edebex a-t-elle pour autant atteint le seuil de rentabilité ? "Sur le plan opérationnel, oui, mais le poids de nos développements est tel qu’en pratique, nous ne sommes pas encore bénéficiaires", explique Xavier Corman, le patron d’Edebex. Pour appuyer ce développement, Edebex a bénéficié tout récemment d’un coup de pouce de la Société régionale d’investissement bruxelloise (SRIB) à hauteur de 500 000 euros.

L’évolution attendue des taux d’intérêt à la hausse est-elle un facteur d’inquiétude pour l’entreprise ? "Non, en fait, notre marge sera moins sensible lorsque les taux d’intérêt seront plus élevés. Nous avons entamé nos opérations dans un contexte très difficile à cet égard, avec des taux proches de zéro", conclut Xavier Corman.