Digital La consommation a été multipliée par 4 ou 5 chez les principaux opérateurs mobiles.

Le 15 juin dernier, l’horizon mobile des Européens changeait profondément : après moult tentatives de la Commission européenne, contrecarrées par un lobbying âpre des opérateurs du Vieux Continent, les frais de roaming des télécommunications passaient enfin à la trappe.

A l’avant-veille de la rentrée, et même si la météo de ces dernières 48 heures continue à diffuser un léger parfum de vacances, l’heure est à un premier bilan.

Chez Base-Telenet, même si l’on attend les chiffres consolidés, "nous avons pu constater une nette évolution des usages de nos clients à l’étranger, surtout en ce qui concerne le data : par rapport à la même période l’année dernière, on constate que le trafic data est cinq fois plus élevé. La tendance est également à la hausse pour les appels et SMS, mais dans une moindre mesure". Coralie Miserque, porte-parole du groupe Telenet, nuance toutefois cette progression : "On se trouve en pleine période estivale, et il est normal que la tendance soit particulièrement marquée. Nous ne pouvons pas encore dégager de tendance générale, sans cet effet saisonnier".

Scarlet en éclaireur

La mort des frais de roaming est récente, certes, mais elle entraîne déjà une hausse des usages. "A ce stade, la tendance est à une multiplication par quatre du nombre de Gigas consommés par nos clients", nous indique Annelore Marynissen, pour Orange. Elle est du même acabit chez Proximus, qui attend lui aussi de croiser ses données estivales avant de communiquer de manière plus prolixe.

Pour une vision à plus long terme, on scrutera les données issues de l’opérateur Scarlet, filiale de Proximus. Anticipant la mort des frais de roaming d’un an, Scarlet a en effet plus de recul que ses compères. Or, en un an, l’usage du mobile data a été multiplié chez cet acteur par plus de quatre, alors que 80 % du roaming enregistré par ses clients émanait de trois pays : France, Pays-Bas et Luxembourg.