Digital www.koregos.org pourrait devenir d’ici peu l’outil de référence pour les chercheurs, universitaires, amateurs ou élèves. D’accès gratuit, cette revue et encyclopédie multimédia permettra au grand public d’accéder à toutes les formes d’arts – peinture, sculpture, archéologie architecture, musique, théâtre, opéra et on en passe.

Comme le décrivait le concepteur à la base de ce projet placé sous l’égide de l’Académie royale de Belgique, Marc Seminckx, “Koregos est une asbl constituée de membres académiques belges. Elle se veut producteur de contenu. Ainsi, l’internaute y trouvera des reporticles – mot valise pour désigner un mélange de reportage audiovisuel et d’article (écrit et photographique). Ce que nous avons constaté jusqu’à présent, c’est qu’Internet n’est pas utilisé à sa pleine mesure. Vous y trouvez soit des contenus de revues, avec un texte assez rébarbatif, soit des contenus d’images ou des vidéos, mais sans explication de ce qu’elles représentent; c’est donc ce qui existait déjà de manière physique : revues, vidéothèques, médiathèques, musées, archives éparses. Avec Koregos, tout sera consultable sur une même page.”

Pour sa démonstration, Marc Seminckx a pris pour exemple la mise en scène de l’opéra de Mozart La Flûte enchantée à la Monnaie au début du 20e siècle. “Vous y trouvez l’article scientifique, des extraits sonores de chanteurs de l’époque – les musicologues se régaleront – des photos anciennes. Interviewes d’experts et vidéos peuvent être ajoutées.”

Tout un chacun pourra alimenter le site Koregos après acceptation du sujet proposé par un comité de lecture exigeant. Chaque sujet accepté portera la signature de son auteur, seul habilité à le modifier. “Là où Wikipédia vise la quantité, Koregos joue la carte de la qualité. Chaque article déposé sur le site – avec une livraison d’environ cinq sujets par mois – sera mentionné comme étant à destination d’experts, d’amateurs ou de juniors.”

À côté de publications récentes, Koregos permettra aussi de remettre en lumière des articles perdus dans d’anciennes parutions papiers – “des documents dormants” – qui pourront ainsi retrouver une seconde jeunesse, mis en perspective avec des sons ou des images.

© La Dernière Heure 2012