Digital John-Alexander Bogaerts recevait la presse sur ses terres uccloises, lundi. Bronzé, souriant et volubile, comme à son habitude. En septembre prochain, cela fera précisément quatre ans qu'il a créé, en bordure du très sélect club sportif David Lloyd,  le cercle d'affaires B19. Dix-neuf est le numéro du cercle sis avenue Van Bever; le B, lui, fait référence à Bruxelles (à moins que ce soit pour Bogaerts...).

Le pari de créer un nouveau cercle d'affaires était loin d'être gagné face aux clubs historiques de la capitale (Cercle de Lorraine, Gaulois, ...). "Nous avons démarré avec 280 membres à Bruxelles. Aujourd'hui, nous en sommes à 821", annonce-t-i fièrement. Et ce n'est là qu'une partie de la communauté B19. "D'ici la fin de l'année, grâce à nos  différentes franchises, nous devrions être 2000 membres".

L'année dernière, encouragé par le succès de l'implantation bruxelloise du B19, John-Alexander Bogaerts avait fait coup double en ouvrant des antennes à Liège (mars 2016) et Anvers (novembre 2016). A eux deux, ils totalisent déjà plus de 550 membres. En mai de cette année, le B19 prenait pied dans le Brabant wallon en ouvrant une troisième franchise dans les bâtiments du club de tennis de Justine Henin, à Limelette (Ottignies-Louvain-la-Neuve). Et ce n'est pas terminé puisque, dès septembre, M.Bogaerts prévoit trois autres ouvertures: Gand (avec l'assura,ce de réunir 250 membres), d'abord, suivi de Hasselt et Mons. "Nous devrions aussi ouvrir un B19 au Luxembourg en janvier 2018. Et nous n'excluons pas, au départ d'Anvers, de nous implanter aux Pays-Bas", ajoute celui qui est également propriétaire du journal satirique "Pan" et de magazines "people" consacrés à Knokke, au golf, au hockey et au sporting d'Anderlecht. 

A force de faire des petits aux quatre coins du pays et de transformer le B19 en cercle d'affaires national, John-Alexander Bogaerts a eu l'idée, voici quelques mois, de créer la première application mobile parmi les cercles d'affaires belges. C'est la société Tapptic qui, en l'espace de deux mois, a construit cette application téléchargeable sur Android et iOS. "L'objectif de cette app, c'est de fournir à nos membres un outil supplémentaire de réseautage et non pas d'en faire un business", soutient John-Alexander Bogaerts (lequel, pour l'occasion, a acheté son premier smartphone voici un moiss!). Sur l'app du B19, ils pourront retrouver l'agenda des événements des différentes antennes du club, un moteur de recherche des membres et, plus inédit, une fonctionnalité "Meet". "On s"est s'inspiré du réseau Tinder, explique Louis Torres, développeur chez Tapptic . En activant la géolocalisation, un membre pourra identifier un autre membre présent dans un rayon de 500 mètres. S'ils sont d'accord tous les deux, ils pourront accéder à leurs profils respectifs (avec numéro de GSM, adresse mail, ...) et organiser une rencontre"

Hormis la fonctionnalité agenda, les autres seront réservées aux membres du B19 (moyennant login et mot de passe). Sachant que les membres du B19 ont une moyenne d'âge de 45 ans (donc, a priori, assez ouverts aux nouvelles technologies), John-Alexander Bogaerts se dit convaincu que cette application mobile sera utilisée par de nombreux membres qui y verront un outil de réseautage supplémentaire aux événements organisés par le cercle d'affaires.