Digital L’Atelier Digital, qui a rassemblé 900 participants, est l’une des premières actions prises dans le cadre du plan Catch.

Le premier atelier numérique de Google en Wallonie a rassemblé vendredi environ 900 participants sur le site de Charleroi Danse. De nombreux ateliers destinés à former ou à améliorer les connaissances d’entrepreneurs débutants ou accomplis, de commerçants et d’étudiants y étaient organisés. Google avait déjà précédemment organisé des ateliers de ce genre à deux reprises en Flandre, avec le même objectif d’encouragement et de mise en valeur des compétences numériques.

Cet atelier numérique est l’une des premières actions prises dans le cadre du plan Catch - Catalyst for Charleroi - décidé au lendemain du séisme Caterpillar.

Quatre axes ont été identifiés comme porteurs : biotech et santé, numérique et créativité, advanced manufacturing, logistique et aéroportuaire (notamment dans des filières e-commerce, biopharma et métiers logistiques spécifiques). Objectif chiffré : (re) créer de 8 000 à 12 000 emplois dans un délai de 10 ans. "Pour cela, nous devons semer un maximum de graines dans le terreau carolo. Mais l’ambition est réaliste. On l’a prouvé dans certains secteurs voici 10 ans", estime Thomas Dermine, responsable de la cellule de gestion du plan Catch.

L’une des priorités sera de cartographier les besoins et les compétences existantes et de faire l’inventaire des outils de formation disponibles. "On a constaté que dans les industries de pointe carolos, beaucoup de travailleurs ne viennent pas de la ville. Tout l’enjeu est donc de faire en sorte que, pour ces secteurs et métiers d’avenir, les talents soient locaux."

Former, sensibiliser, épauler

"La cellule Catch donne un coup d’accélérateur à la stratégie de redéploiement du bassin d’emploi de Charleroi", a déclaré le bourgmestre Paul Magnette. "La stratégie déployée consiste à mettre en relation les sociétés existantes, les nouvelles pépites, de travailler sur deux piliers majeurs : le soutien à l’entrepreneuriat, notamment via les incubateurs, et l’enseignement."

Les quelque 900 participants à l’atelier numérique, venus en majorité de sociétés traditionnelles, en quête d’inspiration numérique, ont eu l’occasion de participer à divers ateliers (création de sites Internet, référencement, mesure de performances en ligne…) et d’obtenir les conseils personnalisés de coachs Google ou de sociétés Web ou marketing locales.

A l’avenir, d’autres partenaires tels les centres de coworking et d’incubation Co. Station et Switch, seront également sollicités pour encadrer et sensibiliser. Côté éducation, une école de codage BeCode ouvrira ses portes en janvier. Elle déploiera de nouvelles méthodes pédagogiques basées sur le coaching individuel, le travail en mode projets et la responsabilisation. Des actions de sensibilisation seront par ailleurs organisées pour le 16-18 ans avec le Q10, dédié au (serious) gaming et au transmédia, et avec l’école d’informatique Epitech.