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36 projets, 6 semaines. Les participants au premier “Startup Camp” de Wallonie ont bouclé leur sixième semaine d’accélération. Au total, 36 projets de start-up ont suivi le programme élaboré par Creative Wallonia Engine au sein de quatre écosystèmes : Digital BW (Louvain-la-Neuve), LeanSquare (Liège), Digital Attraxion (Mons) et Trakk/BEP (Namur).

Chaque samedi, “La Libre” vous a fait vivre ce Startup Camp à travers 4 projets : Smartbeam, Mesydel, WattsonYou (ex-Art’Crok) et Stent.care.


Stent.care

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Après Mesydel à Liège, Smartbeam à Louvain-la-Neuve et WattsonYou à Namur, il nous restait à mettre le cap sur Mons pour cette dernière semaine du “Startup Camp”. C’est à La Maison de l’Entreprise (LME), situé au Parc scientifique Initialis, que nous avons rencontré Lucio Scanu et Jérôme Clerfayt, deux des cinq porteurs du projet Stent care (premier réseau social d’entraide des malades chroniques, des personnes handicapées et de leur entourage). “Le bilan de ces six semaines d’accélération ? Nous en retiendrons surtout que, pour mener à bien un projet, il faut émettre une hypothèse, la tester et la valider ou l’invalider. Et recommencez autant de fois que nécessaire !”, répondent-ils.

Rendez-vous le 11 septembre !

En arrivant au Startup Camp, Stent care avait déjà eu le temps de mûrir. L’accélération aura permis de valider plusieurs options et d’opérer quelques ajustements. Ainsi, la campagne de crowdfunding a été reportée. “La plateforme est prête. Mais pour que la récolte de fonds soit un succès, il était préférable d’attendre. Elle débutera le 11 septembre pour une période de 3 mois, avec l’objectif de récolter 365 000 euros (TVA comprises !)”, détaille Lucio Scanu, 48 ans (qui est lui-même porteur d’une maladie congénitale et se bat, depuis plus de 20 ans, améliorer le quotidien des malades).

Avec ses quatre partenaires de Stent care, Lucio Scanu dit ne pas craindre l’après Startup Camp. “Aucun stress, je sais très bien où on va !, lance-t-il. Avec les moyens du crowdfunding, nous pourrons lancer, au début de 2018, un premier test avec une communauté restreinte de membres”. L’esprit start-up est bien là !

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Mesydel

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Lorsqu’on l’a appelé, jeudi, pour prendre les dernières nouvelles du projet Mesydel (spin-off de l’Université de Liège qui développe une plateforme logicielle d’aide à la décision), Martin Erpicum répétait son “pitch” face à ses trois associés. “Ces six semaines d’accélération, confie-t-il, nous ont permis de sortir de notre laboratoire universitaire, de nous confronter à de nouveaux défis et d’avoir l’obligation d’aller sur le marché au contact de futurs clients avec un message très clair”. Au bout du processus, l’équipe de Mesydel se dit convaincue que leur projet tient la route et pourra sortir du cadre universitaire – la négociation avec l’ULg doit encore avoir lieu – pour se lancer dans le grand bain du business. Le quatuor se retrouvera dès lundi pour baliser les semaines à venir. “On a déjà un agenda bien rempli. En principe, on créera la société avant la fin de cette année”.
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Art-Crok/WattsonYou

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Colienne Demain n’avait pas prévu, initialement, de poser sa candidature au Startup Camp. Certes, elle avait déjà réfléchi à son projet de transformation de la chaleur corporelle en énergie électrique. “Ce n’est que fin avril, lorsque je me suis retrouvé avec un premier prototype de lampe frontale, que je me suis décidée à participer à l’accélération de six semaines”. Un terme particulièrement bien choisi, rigole-t-elle, tant le programme fut intense et constructif. “Le Startup Camp m’a vraiment poussé à sortir de ma bulle et à confronter mon projet à la réalité. Nos coaches, au Trakk de Namur, répétaient souvent qu’il ne fallait pas tomber amoureux de nos projets, mais que la priorité était de trouver des clients !”, expose la jeune ingénieur civil. Et maintenant ? “C’est encore un peu flou, répond Colienne. Mais je sors du Startup Camp avec la conviction qu’il existe un marché pour WattsonYou. Je vais donc continuer !”.
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Smartbeam

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Caroline Basecqz avait au moins deux très bonnes raisons d’être satisfaite, vendredi. Un : elle sort de six semaines d’accélération avec deux nouveaux associés, Florent Coninck et Dennis De Reyer. Tous les deux, ils ont rejoint le projet Smartbeam au cours du Startup Camp. Deuxième motif de satisfaction : le week-end dernier, le trio a participé au volet belge du hackathon international organisé par le groupe BNP Paribas. Et vous savez quoi ? Smartbeam a remporté la compétition “B2B” ! “On a été très surpris ! Nous allons recevoir une enveloppe de 20 000 euros et être incubé à Bruxelles durant 3 mois. En décembre, on participera à la finale à Paris”, s’enthousiasme Caroline, laquelle travaille depuis un an sur sa plateforme de logiciels destinée au secteur de la construction générale. Ce qu’elle retiendra du Startup Camp ? “Cela nous a sortis de notre zone de confort”.
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