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Des bas nylons aux téléphones portables en passant par les imprimantes, l’obsolescence dite "programmée" de certains produits fait débat depuis des années. 

Le terme d’"obsolescence programmée" voit le jour en 1932, en pleine crise économique aux Etats-Unis : le promoteur immobilier Bernard London défend une obsolescence imposée légalement pour les biens de consommation afin de stimuler l’industrie et la croissance.

Aujourd’hui, certains fabricants sont soupçonnés d’accélérer le renouvellement de leurs produits en programmant prématurément leur fin de vie ou en organisant un défaut de qualité de certains composants. Ce qui provoquerait gaspillage et accumulation de déchets.

Mais certains experts font valoir qu’aucune donnée scientifique ne prouve l’existence de telles stratégies industrielles. En France, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, sans se prononcer sur l’existence de l’obsolescence programmée proprement dite, s’interroge plutôt sur "l’obsolescence perçue". 

Elle constate une "obsolescence choisie, et non pas subie" des consommateurs qui "se déclarent opposés à l’obsolescence programmée mais remplacent leurs téléphones portables encore en état de marche sans que cela leur pose de problème moral." En Allemagne, une étude réalisée par l’Université de Bonn en 2013 sur une douzaine d’appareils électroménagers (téléviseurs, aspirateurs…) n’a pas pu prouver de "stratégie de vulnérabilité délibérée" chez les producteurs.

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