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Le plus étonnant dans la série des boîtiers photographiques alpha7, c'est leur compacité. Un véritable tour de force de la part des ingénieurs de Sony pour intégrer un capteur "Full frame" (35,90 x 24,00 mm) et toute la technologie dans des dimensions de 126,9 x 95,6 x 73,7 mm.

© Sony

Le Sony α7rIII (prix : 3500 €) comporte beaucoup de boutons. Même un peu trop à mon goût. Pourquoi 4 boutons personnalisables? Un seul aurait suffi. Pourquoi une molette de commande pour certaines fonctions et un pad pour l'autofocus? Il aurait été plus efficace de rationaliser l'ensemble pour donner une impression de simplification à l'utilisateur. De toute façon en prise de vue, peu de boutons sont sollicités : le déclencheur, le collimateur autofocus et les molettes de vitesse et de diaphragmes si vous ne travaillez pas en automatique, et enfin la molette de décalage d'exposition dans le cas où vous "shootez" en programme.

© Sony

Son viseur n'est pas optique, mais électronique. C'est ma première rencontre avec ce type de viseur sur un reflex. Un peu déroutant au début de voir les sujets comme dans le viseur d'une caméra vidéo. Mais cela apporte plusieurs avantages. Le premier et le plus pratique est l'agrandissement de l'image (loupe de mise au point) pour obtenir une netteté super-précise. Un deuxième est de montrer les informations de prise de vue directement dans le viseur. Plus besoin de lever le nez, entre chaque prise de vue, pour regarder l'écran de visualisation pour les connaître ou les modifier au moyen du bouton "Fn" et le pad de l'autofocus. Malgré le nombre d'indications affichées sur le pourtour, la fenêtre de cadrage reste maximale. Les porteurs de lunettes, par contre, ne pourront en profiter, le recul est trop important pour voir la totalité du viseur.

Un autre avantage est de pouvoir suivre son sujet. En mode continu basse vitesse, l'image n'est pas interrompue et facilite, donc, un cadrage précis. Dans un appareil à viseur optique en effet, lors de la relevée du miroir pour l'ouverture de l'obturateur, le viseur est noir.

Les images produites par le capteur Cmos sont d'une très belle facture. Les 42,4 mégapixels effectifs rendent des images superbes. La fonction "Pixel Shift Multi Shooting" utilise le système de stabilisation pour décaler le capteur d'un pixel dans 4 directions. Le cliché pris est alors de 169 mégapixels. Il faut évidemment avoir recours un tripode pour des résultats assez époustouflants. Un logiciel dédié et gratuit, "Imaging Edge" est requis pour gérer ces fichiers. Il est disponible sur le site de Sony.

L'appareil comporte une option "prise de vue silencieuse". Lorsque vous déclenchez plus aucun bruit n'est émis. Un avantage si l'on ne veut rester très discret et surprendre son entourage.

L'αR7III est bien sûr connectable en Bluetooth et WiFi. Particularité: deux connecteurs USB (un micro USB et de type C) permettent la recharge de la batterie depuis un ordinateur.

L'écran arrière est pivotable dans l'axe vertical uniquement pour adopter une visée poitrine au au ras du sol. En revanche l'écran n'est tactile que pour la mise au point. Impossible de naviguer dans les menus du bout des doigts. La structure est restée traditionnelle avec pages et sous pages. La navigation n'a pas été repensée pour se calquer sur celle que nous connaissons dans les smartphones actuels.

Au final, si vous désirez un appareil de grande qualité, mais petit par la taille, le αR7iii s'avère un très bon choix. Il est très simple à utiliser et produit des images de grande qualité.

Exemples d'images :

© Etienne Scholasse

© Etienne Scholasse

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