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60 minutes pour convaincre.

Chaque semaine, nous présentons deux start-up belges ayant pris part à une session de “One Hour Challenge” organisée à la rédaction de “La Libre”. Avec leur portrait et les avis du coach Ben Piquard, directeur de LeanSquare, et d’experts de BNP Paribas Fortis, Marie-Cécile Van Ecke, directeur général Retail&Private Banking Bruxelles, et Marie-Noëlle Rainchon, directeur Banque des Entrepreneurs Bruxelles.


Présentation de cette start-up ayant participé à l'opération 'One Hour Challenge".



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PORTRAIT de Andaman7

C’est l’histoire d’un père (Vincent Keunen) et de son fils (Pierre) dont les vies ont basculé en 2007… A trois mois d’intervalle, ils sont tous les deux frappés par une grave maladie. Dix ans plus tard, ils se portent bien. Happy end… ? Oui, sauf que leur combat n’a pas été une sinécure. “Ils ont rencontré de nombreux soucis, dont un manque criant d’échange d’informations entre médecins et une absence d’implication dans leurs traitements”, souligne Philippe Lemmens, entrepreneur chevronné recruté, en septembre dernier, par Vincent Keunen (fondateur et CEO) pour prendre la direction opérationnelle d’Andaman7.

Ingénieur en informatique, M.Keunen a créé Andaman 7 en décembre 2014, dans la région liégeoise, pour développer une solution permettant à tout patient de “prendre le contrôle de son dossier médical et d’en partager les informations de façon libre et sécurisée”. Les atouts de la solution sautent aux yeux : centrée sur le patient, mobile (application téléchargeable gratuitement), fonctionnant en “peer-to-peer” (pour des raisons de sécurité),…

L’interface de programmation est en outre ouverte (ce qui permet à tout autre outil d’échanger des données avec Andaman7). La start-up a déjà levé près de 2,5 millions d’euros et un nouveau tour de table est en cours. “Les partenariats avec des acteurs du monde de la santé vont se multiplier dans les semaines et mois à venir”, assure Philippe Lemmens. Andaman7, qui emploie déjà onze personnes, lorgne de très près le marché américain de l’e-santé…


AVIS DU COACH

  • En général:

Voilà un projet lumineux comme un phare. Avec un fondateur : Vincent Keunen, qui cumule la “chance” d’être un vétéran du développement logiciel et un patient passé à travers la douloureuse expérience d’un cancer. Ceci lui donne une vision et une motivation tout à fait particulière et rare dans le secteur. A contre-courant de la tendance dominante du “cloud”, Andaman7 veut remettre vos données médicales dans votre smartphone. A vous, alors, de décider comment et à quel point on les repartage, avec quel soignant, dans une logique de liberté et responsabilité.


  • Evaluation:

Idée :☺☺

Business modèle :☺☺

Traction client :☺

Finançable :☺☺

  • Feedback:

Andaman7 a de grandes forces, dont celle d’une finalité incontestable. Mais il se confronte au milieu médical, aux habitudes bien enracinées. Sa vision doit trouver une balance adéquate entre idéalisme et pragmatisme. Et pouvoir le jouer dans le temps long pour voir les “plaques tectoniques” du secteur se déplacer. Au-delà de la “foi” dans le projet, on lui souhaitera quelques petits miracles pour accélérer ces mutations inéluctables.



AVIS DE L'EXPERT

  • En général:

L’ idée trouve sa source dans une histoire personnelle, où père et fils ont été confrontés à une grave maladie au même moment. Andaman7 a pour but d’optimiser la communication entre le patient et le médecin afin de faciliter le diagnostic médical. Cela évitera de devoir refaire des examens déjà effectués pour la seule raison qu’un spécialiste n’a pas les radios ou le scanner, car il n’y a pas eu de transmission d’information entre deux médecins. L’application est volontairement gratuite et universelle, tant pour les patients que les médecins, car ses concepteurs souhaitent montrer leur volonté d’aider la communauté mondiale de la santé.

Le business model pour accélérer une croissance géographique mondiale est en cours de validation. L’aspect sécurité – qui pourrait être un frein à l’adoption de cette application – est bien pensé puisque les données sont stockées sur l’appareil mobile (smartphone ou tablette) du patient. Rien n’est stocké dans un “cloud”. Le fait que ce soit le patient qui décide avec qui ses informations sont partagées est un plus.

Sur le plan financier, faute de nous avoir transmis des informations chiffrées, il n’est pas possible de donner un avis. Un modèle de publicité non intrusive et des fonctionnalités supplémentaires payantes devraient permettre de couvrir les coûts du projet.


  • Evaluation:

Idée :☺☺☺☺

Business modèle : ☺☺☺

Traction client :☺☺☺☺

Finançable :☺