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60 minutes pour convaincre.

Chaque semaine, nous présentons deux start-up belges ayant pris part à une session du “One Hour Challenge” organisée à la rédaction de “La Libre”. Avec un portrait de chaque start-up, ainsi que le feedback d'un coach professionnel (Ben Piquard, directeur de LeanSquare, ou Roald Sieberath, "venture partner" chez LeanSquare) et d’un expert de BNP Paribas Fortis (Benjamin Vasseur, conseiller Innovation Hubs - Banque des Entrepreneurs).


Présentation de cette start-up ayant participé à l'opération 'One Hour Challenge".



Cliquez ici pour tout savoir sur "One Hour Challenge".

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PORTRAIT de BrusselsTogether

“Le changement, c’est maintenant ! Et si nos représentants politiques sont incapables de le provoquer, levons-nous et agissons, citoyens de Bruxelles ! ”. La formulation pourra sembler caricaturale? Elle reflète toutefois la philosophie qui sous-tend le “pitch” de Jean-François De Hertogh, l’une des jeunes chevilles ouvrières du collectif BrusselsTogether . Un collectif où souffle l’esprit start-up et de l’économie collaborative. C’est la philosophie de l’expérimentation, de l’itération, du “just do it !” Et ce n’est pas fortuit si, derrière M.De Hertogh, on retrouve son cousin Xavier Damman. Exilé dans la Silicon Valley avant de mettre le cap sur New York, ce “startupper” hyperactif a connu le succès avec Storify. 

Plus récemment, il a lancé Open Collective, une plateforme en ligne qui permet à des associations, au sens large du terme, de collecter des fonds de façon simple et très transparente. BrusselsTogether fait d’ailleurs figure de “business case” pour Open Collective. “Grâce à ce type de technologie”, explique Jean-François De Hertogh, “il devient beaucoup plus facile de lever toutes les barrières (administratives, juridiques, etc.) à la réalisation et au financement de projets citoyens.” Concrètement, BrusselsTogether se définit comme un “incubateur de projets sociaux durables” basé sur le crowdfunding (financement participatif) et l’open-sourcing (accès libre aux “codes” de la plateforme). “La plateforme est active depuis février. Elle héberge déjà 18 projets qui, chacun à leur manière, visent à recréer, à Bruxelles, une ville où il est agréable de vivre et de travailler.” BrusselsTogether permet donc à ces projets citoyens de récolter des fonds sans devoir se préoccuper de toute “la paperasserie” (sic).

 L’administration et la comptabilité des projets sont en effet mutualisées à travers une seule entité et un seul compte.

P.S. : pour en savoir plus, découvrez le reportage “Le collectif BrusselsTogether rassemble les énergies pour changer la ville” mis en ligne, le 29 août dernier, sur notre site.


AVIS DU COACH

  • En général:

Une étude récente montre que près de 25 % des Belges sont actifs ou souhaitent contribuer à des changements dans la société. Cela passe, entre autres actions, par des initiatives citoyennes. Mettre en place une association ou un projet citoyen reste difficile, notamment lorsqu’il s’agira de lever des fonds. BrusselsTogether veut adresser ce besoin.


  • Evaluation:

Idée :☺☺

Business modèle :☺

Traction client :☺☺

Finançable :☺☺

  • Feedback:
La question de la forme juridique que doit prendre BrusselsTogether ne me semble pas à évacuer trop rapidement. Le projet se positionne à la fois comme “porteur” de projets citoyens et un collecteur de fonds. Ces deux métiers sont strictement réglementés. Il s’agira, à un moment ou l’autre, de s’assurer de la meilleure forme à donner. Sur le fond, on peut souligner un vrai enthousiasme à proposer une plus grande transparence et des outils facilitant les processus de gestion. Si l’idée est intéressante, et dans l’air du temps, la démarche est clairement “made in USA” et, de mon point de vue, ressemble à une forme de privatisation de la “chose publique” et de son organisation. Ma recommandation serait donc de réfléchir au positionnement : BrusselsTogether a-t-il l’ambition de se substituer à la “chose publique” et de s’autoproclamer organisateur privé de la gouvernance des ASBL? Ou, plus subtilement, veut-il être un activiste des bonnes pratiques, un distributeur d’outils (ici en “open collective”) permettant aux organismes publics une meilleure organisation/financement/transparence des ASBL et organisations citoyennes? Et là, il y a sans doute une véritable place à prendre. 
 

AVIS DE L'EXPERT

  • En général:

C’est un beau projet, qui poursuit des objectifs louables. Le constat de base met bien en évidence les difficultés que peuvent rencontrer les personnes qui souhaitent prendre des initiatives mais qui, très souvent, n’ont ni les connaissances, ni le temps à consacrer à des éléments clés tels que l’administration, la gestion budgétaire,… BrusselsTogether offre à toutes ces initiatives une visibilité, des contacts (networking) et un outil de financement. Soit toute une série d’avantages pour aider au lancement de projets citoyens. La volonté de transparence maximale renforce l’identité du collectif. Je me pose certaines questions qui peuvent être des points d’attention. Quid, par exemple, de la gestion des différents projets compte tenu du statut et du mode de fonctionnement actuels de BrusselsTogether ? Et quid du cadre juridique et légal de la propriété intellectuelle des projets hébergés par la plateforme ?


  • Evaluation:

Idée :☺☺☺☺

Business modèle : ☺☺

Traction client :☺☺

Finançable :☺