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60 minutes pour convaincre.

Chaque semaine, nous présentons deux start-up belges ayant pris part à une session du “One Hour Challenge” organisée à la rédaction de “La Libre”. Avec un portrait de chaque start-up, ainsi que le feedback d'un coach professionnel (Ben Piquard, directeur de LeanSquare, ou Roald Sieberath, "venture partner" chez LeanSquare) et d’un expert de BNP Paribas Fortis (Benjamin Vasseur, conseiller Innovation Hubs - Banque des Entrepreneurs).


Présentation de cette start-up ayant participé à l'opération 'One Hour Challenge".


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PORTRAIT de Co-oking

Innover au départ d’une innovation… C’est ce que Co-oking a fait. Surfant sur la vague du coworking, qui voit de plus en plus de personnes partager un même espace de travail, Elodie Bouscarat, Véronique Flammang et Cédric Le Goupil ont eu la bonne idée d’appliquer le concept à l’univers de la cuisine. Fin 2015, ce trio expérimenté et très complémentaire décidait d’ouvrir, à Anderlecht, le premier espace de “cuisine partagée” ou “co-oking”.

Soit un espace de 275 m 2, équipé avec du matériel professionnel pour des entrepreneurs de l’horeca (restaurateurs indépendants, traiteurs,…) n’ayant pas toujours les moyens de financer leur propre espace de travail. “Co-oking, c’est la location d’une cuisine professionnelle sans devoir s’acquitter d’un loyer mensuel, explique Elodie Bouscarat. Avec notre plateforme, on peut réserver des plages horaires pour l’un des cinq postes de travail disponibles”. Aujourd’hui, la communauté “Co-oking” comprend une trentaine de cuisiniers réguliers. L’espace accueille aussi, ponctuellement, des tournages pour des marques de la grande distribution ou des événements pour “foodies”. Si la formule imaginée par Co-oking comporte des atouts indéniables en termes de coûts et de flexibilité, elle n’est pas facile à consolider en raison d’une rentabilité insuffisante (malgré une croissance de 100 % des revenus sur la période 2016/17 !). Les investissements sont importants pour un business qui reste assez dépendant des saisons (le taux d’occupation moyen des installations n’est “que” de 60 %). Pour grandir et espérer rentabiliser le concept, le trio de Co-oking s’est lancé récemment dans un nouveau concept, celui de CookWork.

“C’est le Airbnb de la cuisine professionnelle. On permet aux cuisiniers de louer un espace professionnel à proximité de chez eux.”. Un potentiel de 400 cuisines – aux normes Afsca! – a déjà été identifié en Flandre et plus de 200 en Wallonie. Cette décentralisation, moins onéreuse que le Co-oking bruxellois, pourrait s’avérer gagnante…

AVIS DU COACH

  • En général:

Une idée simple, belle… et bonne ! Après avoir constaté l’émergence de nombreux entrepreneurs “food”, les fondateurs de Co-oking ont voulu mettre à disposition une cuisine professionnelle partagée. A présent que la formule a atteint son petit succès, les fondateurs veulent lancer Cookwork – avec la proposition de valeur “louez une cuisine près de chez vous” – pour étendre la formule à d’autres cuisines partagées dans toute la Belgique.

  • Evaluation:

Idée :☺☺☺

Business modèle :☺☺

Traction client :☺☺

Finançable :☺☺

  • Feedback:

Avoir la vision initiale était simple. Mais il fallait le faire. A présent que ça tourne, les fondateurs doivent surtout entretenir la croissance. L’idée de Cookwork est audacieuse : alors qu’apparaissent les premiers concurrents, cela revient à s’auto-disrupter et à organiser soi-même cette concurrence. On aime bien et on croit fort dans cette vision à la AirBnB. Dans un marché naissant, elle pourrait même bien croître à l’international.

AVIS DE L'EXPERT

  • En général:

De nombreux entrepreneurs sont déjà passés par Co-oking et le taux d’occupation est enviable pour une si jeune entreprise. Les défis restent nombreux; à commencer par l’amélioration du taux de remplissage et la mise en avant de leur expertise. De l’amélioration du taux de remplissage découlera le frein inhérent à ce type d’activité : les heures disponibles à la location sont contraintes par les lieux et les économies d’échelle ne sont pas infinies. Dans ce genre d’activité, plus de clients signifie aussi plus d’investissements, lesquels risquent de venir grignoter les gains de rentabilité. Elodie, Véronique et Cédric l’ont bien compris et ont décidé d’élaborer un nouveau concept surfant sur la vague de l’économie collaborative. Des cuisines mieux rentabilisées pour les uns et une opportunité de se développer ailleurs en Belgique pour les autres : Cookwork est né. Simple, mais il fallait y penser !

  • Evaluation:

Idée :☺☺☺☺

Business modèle : ☺☺☺

Traction client :☺☺☺

Finançable : ☺☺☺☺


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