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60 minutes pour convaincre.

Chaque semaine, nous présentonsdeux start-up belges ayant pris part à une session de “One Hour Challenge” organisée à la rédaction de “La Libre”. Avec leur portrait et les avis du coach Ben Piquard, directeur de LeanSquare, et d’experts de BNP Paribas Fortis, Marie-Cécile Van Ecke, directeur général Retail&Private Banking Bruxelles, et Marie-Noëlle Rainchon, directeur Banque des Entrepreneurs Bruxelles.


Présentation de cette start-up ayant participé à l'opération 'One Hour Challenge".



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PORTRAIT de cPark

Jeune diplômé de la Louvain School of Management, Hadrien Crespin travaille actuellement au sein du département “fusions/acquisitions” de Belfius. Tout va très bien… Sauf que son désir premier est de devenir entrepreneur. Voici quelques mois, il lance le projet cPark sur une cible déjà très encombrée : celui de la mobilité et de la difficulté rencontrée par de nombreux automobilistes de trouver un emplacement de parking à Bruxelles. “C’est exact”, concède le jeune entrepreneur, “mais il y a très peu d’applications sur le contrôle des zones de parking. Or, il existe, à Bruxelles, une grande confusion entre les zones payantes, gratuites ou celles où il faut mettre le disque bleu.”

C’est pour y voir plus et en finir avec les amendes de parking qu’Hadrien et ses deux associés ont créé l’application mobile cPark. Celle-ci cartographie les zones de parking des communes bruxelloises et identifie ces zones en fonction du type de contrôle. A l’instar du système Coyote, cPark mise sur la communauté de ses (futurs) utilisateurs pour partager en temps réel trois types d’information : “j’ai aperçu un contrôleur”, “j’ai reçu une amende” ou “absence de contrôle”.

CPark est en phase de lancement depuis le début de l’année avec un petit nombre de testeurs. “D’ici quelques jours, l’application couvrira les 19 communes bruxelloises et nous pourrons commencer à communiquer afin de faire connaître cPark et prouver son attractivité”, souligne Hadrien Crespin. L’aventure ne fait donc que commencer.


AVIS DU COACH

  • En général:

CPark veut être le “Coyote du parking” et propose une application collaborative de “renseignements” sur les habitudes des contrôleurs de parcmètres. On est dans un modèle légal mais… “border line”. “Dans les communes”, argumente Hadrien Crespin, “il y a des zones à contrôler et d’autres moins. Cela laisse un nombre de possibilités de contrôles des zones moins urgentes. A l’instar de Coyote, on peut imaginer que les communes collaborent avec ce type d’outil. C’est aussi un canal de communication, une manière de réguler le trafic de parking.”


  • Evaluation:

Idée :☺☺

Business modèle :☺

Traction client :☺

Finançable :☺

  • Feedback:
On ne peut que souhaiter beaucoup de succès à ce projet. Ça peut intéresser du monde… L’équipe technique est au niveau. D’un point de vue coaching start-up, je suis toutefois moins à l’aise. Le business modèle n’est pas clair du tout et l’appli devra se montrer très virale pour être à la fois efficace ET potentiellement rentable. D’un point de vue business, on devra comparer cette application avec des outils comme Coyote ou Waze, qui ont des millions d’utilisateurs, et donc mettre rapidement l’accent sur une stratégie de “Growth Hacking” très efficace. Un sacré challenge.

AVIS DE L'EXPERT

  • En général:

En finir avec les amendes de parking ! C’est ce qu’on nous propose dans ce projet dont l’application vient de sortir. Application communautaire, elle permet de renseigner la présence de contrôles, les horaires de ces derniers et autres fonctionnalités intéressantes. Jeune application, l’ attractivité client sera bientôt validée ou non. Quoiqu’il en soit, cPark a l’ambition d’être le Coyote ou le Waze du parking. C’est tout le mal qu’on souhaite à ce projet dont la rentabilité dépendra fortement du succès grand public qu’elle rencontrera ou non.

Comment rentabiliser ? On peut imaginer des partenariats avec des sociétés de parking proposant leurs services, mais aussi des grandes enseignes qui feraient leur pub via l’application. L’équipe est jeune et bien diversifiée en terme de compétences. Il faut maintenant continuer à développer l’application, récolter le feedback des utilisateurs, développer une stratégie de communication et, pourquoi pas, trouver d’autres utilités à cette application intéressante (festivals, institutions publiques,…).

Les idées de développement sont nombreuses, mais en espérant que la sauce prendra et que cette application rencontrera un vif succès auprès de nombreux utilisateurs afin de trouver rapidement une rentabilité florissante. Car le seul bémol pourrait être ce point de rentabilité.


  • Evaluation:

Idée :☺☺☺

Business modèle : ☺☺

Traction client :☺☺

Finançable :☺